« Statuts des Personnels de la Sécurité Civile : le décret N°22-011/PR promulgue la loi N°21-27/AU du 28 décembre 2021 ».

La Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC) a été créée le 09 mars 2012 par décret Nº 12-054/PR. Sa mission principale est la protection des personnes, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes. Elle remplace le Centre des Opérations de Secours et de Protection (COSEP) qui a été créé en 2006. Il a fallu attendre jusqu'en 2021 pour que la DGSC dispose d'un statut particulier : Le décret N°22-011/PR promulgue la loi N°21-27/AU du 28 décembre 2021. Le statut a comme base, d’améliorer les conditions de vie et de travail des agents de la sécurité civile. Il appelle à la mise en place d’un plan de carrière, d’une totale révision des conditions de travail, notamment l’instauration d’une assurance sociale, l’attribution d’indemnités de risques et la révision de la grille salariale. L’adoption du statut particulier des Personnels de la sécurité civile a été l’une des priorités du nouveau Directeur Général de la Sécurité Civile, le Colonel TACHFINE Ahmed, depuis sa nomination. Malgré les efforts fournis, les personnels de la Sécurité Civile s’interrogent encore sur la non application de la nouvelle grille salariale qui devrait être intégrée dans la loi des finances rectificative 2022. Quand est-ce que allons-nous reconnaître l’engagement de ceux qui risquent leurs vies au service de l’intérêt général qui, pour eux est un devoir de tous les jours ?

Lire la suite
APPEL A CANDIDATURE POUR UNE FORMATION D’ELEVE-OFFICIER POMPIER AU ROYAUME DU MAROC

UNION DES COMORES   Unité  - Solidarité – Développement MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE L’INFORMATION, DE LA DECENTRALISATION, DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS ----------------- DIRECTION GENERALE DE LA SECURITE CIVILE. APPEL A CANDIDATURE POUR UNE FORMATION D’ELEVE-OFFICIER POMPIER AU ROYAUME DU MAROC   Description de la formation Dans le cadre de renforcement de ses capacités, la DGSC recrute des jeunes pour une formation d’officiers- pompiers au Royaume du Maroc. Durée de la formation : 2 ans                                               Critères de sélection  Être de nationalité comorienne Être âgé de 26 ans maximum Taille : Pour les hommes 1m65 minimum - Pour les femmes 1m58 minimum Avoir une bonne condition physique, satisfaire aux tests de sélection et à la visite médicale. Jouir de ses droits civils et civiques Ne pas avoir subi une condamnation incompatible avec l’exercice de la fonction. Être titulaire d’au-moins une licence (Filière scientifique ou d’un diplôme équivalent) Pour le cas des pompiers professionnels, justifier d’au-moins 5 années de services révolus. Documents à fournir  Photocopie d’une Carte d’Identité Nationale ou d’un passeport valide Curriculum vitæ Copies certifiées des diplômes et attestations Une lettre de motivation. 2 photographies récentes N.B. : Les dossiers doivent parvenir au secrétariat de la Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC) à Moroni au plus tard le 15 Juin 2022 à 12h00.

Lire la suite
AVIS DE RECRUTEMENT: Recrutement du Directeur Régional de la Sécurité Civile à Anjouan

      UNION DES COMORES   Unité - Solidarité – Développement   MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE L’INFORMATION, DE LA DECENTRALISATION, DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS. ----------------- DIRECTION GENERALE DE LA SECURITE CIVILE.  Recrutement du Directeur Régional de la Sécurité Civile à Anjouan:   Description du poste : Placé sous l’autorité du Directeur Général de la Sécurité Civile (DGSC), le Directeur Régional de la Sécurité Civile (DRSC) est chargé d’assurer la liaison entre la DGSC, les autorités insulaires et le niveau Communautaire, la supervision des activités de la protection Civile au niveau de l’île, les taches de commandement, de coordination et de contrôle de l’ensemble des services relevant de leurs compétences, implantés dans chaque région administrative. Missions techniques : Il est responsable au niveau régional de : L’élaboration et la mise en œuvre du programme d’activité annuel et pluriannuel de la Direction Régionale de la Sécurité Civile  La production des rapports d’activités (trimestriels et annuels) avec le concours de ses équipes  L’organisation du travail des différents services de la DRS notamment le Centre d’Analyse et de Traitement de l’Information Régional (CATIR), l’Unité sapeur-pompiers, le service des ressources et de la logistique, le service de la prévention et des études et le service de la coordination des opérations de de secours  La promotion de la prévention des risques de catastrophes et la gestion de tous les sinistres  L’organisation de la protection et la défense de la population, de leurs biens et de l’environnement  La conception et la mise en œuvre des différentes formations de renforcement de capacités, notamment sur la lutte contre les incendies et le secours aux personnes en faveurs des unités de protection Civile communautaires La Coordination de la mise en œuvre des activités des partenaires en appui à la DRSC La réalisation de toute autre tâche qui lui sera demandée par le Directeur Général de la Sécurité Civile et qui soit en lien avec ses missions de Directeur Régional de la Sécurité Civile L’organisation des interventions de premier secours en terre et mer en cas d’accident ou toutes autres catastrophes naturelles ou anthropiques Missions administratives et financières : Le Directeur Régional dirige et coordonne l’ensemble du personnel de la Direction Régionale de la Sécurité Civile  Il assure toutes les missions de représentation de la DRSC au niveau de l’île  Il a la charge de la communication avec toutes les parties prenantes au niveau insulaire et plus généralement pour tout événement de la vie de la Direction Régionale de la Sécurité Civile. A ce titre, Il signe tous les courriers sortants et est destinataire des courriers rentrants  Profil demandé Être fonctionnaire de l’Etat Comorien Formation académique BAC + 4 au minimum, en gestion des Risque de catastrophes, Environnement ou domaines équivalents Connaissance approfondie et expérience d’au moins cinq ans dans le domaine de management. Capacité à diriger, coordonner et à animer des équipes Solides capacités de communication, d’écoute et de négociation, aisance relationnelle, aptitude à écouter et à mobiliser Facilités rédactionnelles en français, et à la présentation orale  Bien organisé, rigoureux et méthodique dans le travail  L’anglais est un atout Connaissance et maitrise de l’outil informatique Pièces à fournir  Photocopie d’une Carte d’Identité Nationale ou d’un passeport valide Curriculum vitæ Copies certifiées des diplômes et attestations Une lettre de motivation. 2 photographies récentes N.B. : Les dossiers doivent parvenir au secrétariat de la Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC) à Moroni au plus tard le 15 Juin 2022 à 12h00. Les candidatures féminines sont fortement encouragées.

Lire la suite
GRC: presentation d'un travail de numérisation des zones à risques d'inondations du pays.

La Cellule d'Analyse et de Traitement de l'Information (CATI)  a présenté, aujourd'hui 25 Mai, au Directeur Général de la Sécurité Civile, le Lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed, un travail de numérisation des zones à risque d'inondation dans les 3 Îles dénommé "Action Cartographie de l'habitat". D'après le Chef de la CATI, Mr Oumour Saandi, ce travail de numérisation repose sur 3 phases à savoir :- Phase préparatoire(Organisation des équipes, numérisations des bâtis, configuration des tablettes) - Phase descente du terrain (compléter les informations )- Phase retour du terrain (finalisation et validation des données ). L'objectif de ce travail est de permettre, entre autres, de numériser tous les bâtiments qui se trouvent dans les zones à risques d'inondation, de faciliter l'évaluation en cas de catastrophes, de localiser les sites d'hébergement ; de localiser rapidement les zones à risque et d'estimer rapidement les dégâts. "Ce travail rentre dans le cadre de la stratégie de prévention des catastrophes naturelles et anthropique dans le pays" fait savoir le Directeur Général de la Sécurité Civile.Le Lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed a tenu à rappelé aux techniciens de la CATI l'importance de disposer des données fiables aussi bien  en matière de prévention que dans la prise de décision après  l'avènement d'une catastrophe.Les évènements de 2012 et le cyclone Kenneth d'avril 2019 en sont la preuve.

Lire la suite
Presentation de la Stratégie de communication de la DGSC

Le Service Communication et Relations Publiques sous la houlette du Chef de Service, Mr Mdahoma Mohamed Salim, a présenté, ce mardi , au Directeur Général de la Sécurité Civile la nouvelle stratégie de communication de l'institution. Le document d'une douzaine de pages est désormais, la pierre angulaire de la communication de la DGSC. L'organisation et le sens de l'anticipation sont les leviers de réussite de la nouvelle stratégie de communication de la DGSC. Les objectifs de la nouvelle stratégie de communication sont, entre autres, promouvoir l'image et les actions de la DGSC, informer, sensibiliser et prévenir les populations sur les risques et catastrophes, le secours à la personne. Le Directeur Général de la Sécurité Civile le Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED a tenu à féliciter le SIRP pour le "bon travail" réalisé. Le DG a tenu à rappeler à ses collaborateurs le rôle essentiel de la communication dans ce monde en perpétuel mouvement, l'importance de la sensibilisation des populations sur les aléas multiples auxquels notre pays est confronté. Enfin il a achevé son intervention en rappelant que des évolutions notables ont été enregistrées ces dernières années au sein de la DGSC mais que beaucoup reste encore à faire pour donner une dimension nouvelle à la protection des populations et à la préservation de l'environnement eu égard à la problématique liée au changement climatique. Cyclone Kenneth, Covid-19 et encore aujourd'hui, les unités de la DGSC sont H24 au service de la population. Le DG a pour finir rappelé un principe cardinal de la communication : " Il ne suffit pas de bien faire les choses, il faut le faire savoir".

Lire la suite
Discours du Directeur Général de la Sécurité Civile des Comores, à l'occasion de la première réunion du Comité de pilotage du projet RDRM-COI à Maurice.

Monsieur Secrétaire Général de la Commission de l’océan Indien, Mesdames et Messieurs les représentants des différentes structures de l’océan Indien en charge de la Gestion des Risques de Catastrophes, Mesdames et Messieurs les membres du comité de pilotage,Honorables Invités, Mesdames et Messieurs, C’est un plaisir partagé d’être aujourd’hui à vos côtés pour prendre la parole au nom du Gouvernement de l’Union des Comores et à mon nom personnel à l’occasion de cette réunion de comité de pilotage du projet « Renforcement de la résilience et gestion de la réponse aux catastrophes dans l’océan Indien ».Mesdames et Messieurs,Je saisis cette opportunité pour saluer et remercier la Commission de l’Océan Indien pour son appui habituel en faveur de l’Union des Comores pour le renforcement durable de la résilience des communautés aux risques de catastrophes induites par le climat. Le lancement de ce nouveau projet témoigne l’engagement constant et direct de la COI dans le cadre du renforcement des capacités d'adaptation des populations de l’Océan Indien pour gérer les risques de catastrophes actuels et réduire la vulnérabilité au changement climatique. Honorables invités, Comme vous le savez, l’Union des Comores est particulièrement vulnérable au changement climatique, comme tous les autres pays de l’océan Indien : les analyses faites sur les données météorologiques ont montré l’existence d’un dérèglement climatique qui se manifeste par une diminution progressive de la pluviométrie, une tendance à la hausse de la température annuelle, une élévation du niveau de la mer, une aridité accrue et d’avantage de sécheresse. Cette situation s’est manifestée par l’augmentation de la fréquence des cyclones et pluies torrentielles causant un lourd tribut économique et humain à la population. Le cyclone Kenneth qui avait touché les Comores en avril 2019 en est un parfait exemple.Kenneth était l’un des plus dévastateurs de l’histoire des Comores. Il était un cyclone de catégorie 3 avec des vents violents, des pluies torrentielles et de grosses vagues qui ont détruit des maisons, des champs de cultures, des commerces et des infrastructures critiques.Au total, 345 131 personnes à travers les trois îles, soit plus de 40 pour cent de la population, ont été touchées. Les dommages et pertes causés par le cyclone s’élèvent à 185,4 millions de dollars US. On peut citer également catastrophes biologiques notamment la pandémie de la COVID-19 qui a plongé l’économie planétaire dans sa pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale. Au niveau de l’Union des Comores a enregistré au total 8 107 cas ; 160 décès et 7 945 guéris du 25 au 01 mai 2022. Mesdames Messieurs, Avec l’appui de nos partenaires notamment le Programmes des Nations Unions pour le Développement, la Banque Mondiale, et les autres, des acquis majeurs ont été enregistrés ces dernières années, sur le plan institutionnel, politique et réglementaire ; sur le Plan de la Connaissance et de la compréhension des risques et sur le Plan de la résilience durable des populations ; On peut citer L’élaboration de la première Stratégie Nationale de réduction de Risques de Catastrophes qui doit être réactualisé prochainement ;La construction des bâtiments flambant neufs devant abriter les Directions Générale et Régionales de la Sécurité Civile ;La Mise en place d’un Master professionnel en Gestion des Risques de Catastrophes face aux Changements Climatiques, destiné à répondre aux besoins nationaux et régionaux en gestion des risques de catastrophe pour une bonne adaptation aux changements climatiques et pour un développement durable ;Le renforcement des dispositifs d’observation et de surveillances des aléas géologiques et hydrologiques à travers l’Observatoire volcanologiques du Karthala et la Direction technique de la Météo. L’élaboration de plusieurs plans d’urgence notamment le Plan de Contingence National.Malgré ces réalisations, beaucoup restent à faire et nous comptons beaucoup sur ce projet Régional pour :L’Opérationnalisation du nouveau Centre de Gestion de Crise de la Direction Générale de la Sécurité Civile ;Le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des acteurs de la Gestion des Risques de CatastrophesL’acquisition d’équipements pour la consolidation du Système d’Alerte Précoce (SAP) national et insulaires Multirisques. Mesdames et Messieurs, Avant de finir mon propos, je souhaite PLEIN de succès à ces travaux. Vive l'indo Océanie dans la paix et je vous remercie.

Lire la suite
Projet RDRM-COI: première réunion du Comité de pilotage ténue à Maurice

Le Directeur général de la sécurité civile, le Lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed a pris part à la Première réunion du Comité de pilotage du projet « RENFORCEMENT DE LA RESILIENCE ET GESTION DE LA REPONSE AUX CATASTROPHES (RDRM) DANS L’OCEAN INDIEN » qui se déroulera du 16 au 17 Mars 2022 à l'île Maurice. Ceci rentre dans le cadre du « Plan d’action stratégique intégré du changement climatique et de la réduction des risques de catastrophe » en conformité avec les instruments internationaux actuels comme le Cadre Sendai, l’Accord de Paris, la voie SAMOA et le cadre SDG adopté par la COI en 2018. Dans son allocution, le directeur général de la Sécurité Civil le Lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed , a saisi cette opportunité pour saluer et remercier la Commission de l’Océan Indien pour son appui habituel en faveur de l’Union des Comores pour le renforcement durable de la résilience des communautés aux risques de catastrophes induites par le climat.Pour répondre aux objectifs de ce document de stratégie, la COI a signé, en décembre 2020, une Convention de financement d’un montant de 6,65 millions EUR pour un projet de « Renforcement de la résilience et gestion de la réponse aux catastrophes (RDRM) dans l’Océan Indien » au bénéfice de ses Etats membres notamment Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles.Le projet s’aligne avec le Cadre Sendai et couvre la prévention et les interventions, prenant en compte les 4 priorités du Cadre Sendai : comprendre les risques de catastrophe ; consolider la gouvernance des risques de catastrophe pour gérer ceux-ci ; investir dans la réduction des risques de catastrophe pour la résilience, et améliorer l’état de préparation aux catastrophes pour intervenir efficacement. L’objectif principal du Projet est de réduire les pertes dues aux catastrophes et au climat en termes de biens humains, économiques, sociaux, physiques et environnementaux des États membres de la COI conformément au « Cadre Sendai d’Action pour la réduction des risques de catastrophe (2015 – 2030) ». Les objectifs spécifiques du projet sont :• Améliorer la compréhension de la réduction des risques de catastrophe (DRR) et les capacités de gouvernance des États insulaires ;• Renforcer les capacités d’intervention face aux risques de catastrophe dans la région de l’océan Indien.

Lire la suite
Projet RRC: le 5ème réunion du Comité de pilotage tenu ce mardi

Le 5ieme Réunion du Comité de pilotage du projet RRC a eu lieu ce Mardi 12 Avril 2022 à la salle de conférence du PNUD en présence de Monsieur l'assistant au Représentant Résident du Programmes des Nations Unies pour le Développement, le Ministre de l’Intérieure, les Maires, le Directeur Général de la Sécurité Civile, les directeurs techniques des structures Nationales en lien avec la Gestion des Risques de Catastrophes, les membres du comité de pilotage…entre autres. En effet, le projet RRC a pour objet de renforcer les capacités d'adaptation et la résilience des communautés les plus vulnérables face aux changements climatiques et aux risques de catastrophes liées au climat aux Comores. Ce projet financé par le PNUD et le GEF à hauteur de 9482421 dollards a comme Partenaire national de mise en œuvre la DGSC et d’autres partenaire d’exécution : DRSC, DTM, OVK, DGEF, CRDE, UDC Durant l’année 2021, ce projet a enregistré des avancées considérables. Sur le Plan institutionnel et juridique Le projet a permis de construire les bâtiments flambant neufs devant abriter la Direction Générale de la Sécurité Civile et les Direction régionales à Ngazidja et Ndzuwani. L’inauguration de ces infrastructures est prévue avant la fin de ce trimestre. Ce programme a permis également l’élaboration, l’adoption et la promulgation par son excellence le Président de l’Union des Comores de la loi portant statut particulier des personnels de la sécurité civile laquelle est destinée à améliorer les conditions de vie et de travail des agents de la sécurité civile, à travers la mise en place d’une nouvelle grille indiciaire qui tient compte de la pénibilité du service, d’un plan de carrière, d’une assurance sociale, et d’indemnités de risques. En matière de renforcement de capacité, Le projet a permis également de disposer de quinze jeunes spécialistes en gestion des risques de catastrophes, diplômés à travers le Master professionnel en Gestion des Risques de Catastrophes face aux Changements Climatiques mis en place à l’Université des Comores pour la première fois en 2019, par la Direction Générale de la Sécurité Civile en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Mais aussi la réactualisation du Plan de Contingence National, le seul outil pour anticiper et résoudre les problèmes inhérents à la réponse humanitaire, en cas de catastrophes naturelles. Pour cette année 2022, dernière année de la mise en œuvre des activités phares du projet, la Direction Générale de la Sécurité Civile souhaite renforcer le cadre juridique et institutionnel à travers l’élaboration d’un texte législatif et règlementaire pour la Gestion des Risques de Catastrophes aux Comores, d’une stratégie nationale de réduction des Risques de catastrophes et des plans de contingence au niveau des îles.

Lire la suite
Renforcement des capacités: les Techniciens de la Cellule d'analyse et de Traitement de l'Information(CATI) en formation.

Des formations de recyclage de 1 mois ont débuté, du Mercredi 02 Mars 2022 au 02 Avril 2022, au profit des Techniciens de la CATI. "Cette formation rentre dans le cadre de la nouvelle politique de renforcement des capacités du personnel de la CATI", initiée par le nouveau Chef du CATI, Oumour Saandi. "Le personnel de la CATI va, de ce fait, suivre tout au long de la formation, un recyclage sur différents domaines, entre autres, l'utilisation du GPS, une formation pour la maitrise du logiciel QGIS et une formation sur l'analyse des données Excel pour le traitement et la production de bulletins, renchérit-il. Pour rappel, le CATI est chargé, entre autres, de : - Collecter, traiter et analyser toutes les informations relatives à la prévention et gestion des risques des catastrophes et d'en assurer leur diffusion avec l'appui du service d'information et de relations publiques ; - Servir de forum d'échange pour tout ce qui relève du travail de préparation à la réponse aux catastrophes à l'échelle nationale ; - Mettre à disposition de la Direction Général de la Sécurité Civile et de ces structures un outil d'aide à la décision ; - Mettre à jour les bases de données. Elle s’appuie sur le partenariat des services et centres spécialisés de l'état, de l'administration régionale, des partenaires publics et privés en liaison constante avec ces institutions et services.

Lire la suite
GRC: cérémonie de remise d’attestations aux étudiants du parcour de Master en "'Gestion des risques de catastrophes face aux changements climatiques"

L'université des Comores et le Projet Renforcement de la Résilience des Comores face aux changements et à la variabilité climatiques ( RRC-PNUD/GEF) , ont procédé à la remise des attestations en GRC aux étudiants récipiendaires. Cette cérémonie s’est déroulée ce Vendredi 1 Avril 2022 , à la salle de conférence de la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université des Comores. Après le rappel du contexte dans lequel s’inscrit la GRC, fait par le Président de l'Université des Comores, Dr Ibouroi Tabibou, à savoir d'exploiter la science et l'innovation pour une meilleure gestion du risque de catastrophe,promouvoir des infrastructures résilientes , renforcer la résilience urbaine, renforcer les services hydrométéorologiques et les systèmes de préalerte.Pour Youssouf Mbechezi , Assistant au représentant résident PNUD-Comores, "notre programme de coopération avec les Comores (CPD) est aligné au plan stratégique 2018-2021 du PNUD, conçu pour répondre aux trois grands contextes de développement : l’élimination de la pauvreté; les transformations structurelles; et le renforcement de la résilience. Nous agisons donc sur quatre grands programmes : Croissance inclusive et résilience ; Gouvernance démocratique ; Climat et adaptation ; Prévention des crises et redressement". Dr Soulé Hamidou, Doyen de la Faculté des Sciences et techniques à, quant à lui, insisté sur les enjeux. Il s’agit, en raison de son enjeu national, de « relever le niveau et le nombre des scientifiques dans les universités , d’inciter les parcours scientifiques, d’accompagner et d’encourager les étudiants à y rester ». Conscient des efforts et des résultats engrangés grâce à l'université des Comores, le Coordinateur du projet RRC,Samil Chakira, a tenu d'une part, à remercier, l'Université des Comores et les étudiants pour leur accompagnement et la réussite de cette formation, aussi importante que nécessaire, dans la perspective de la Gestion des risques de catastrophes dans notre pays. Il a, par ailleurs, salué l’engagement des acteurs qui ont rendu possible ce projet, entre autres, la DGSC, tout en reconnaissant le projet " RRC-PNUD/GEF" comme un partenaire de taille qui œuvre pour la promotion des disciplines scientifiques. Dans son intervention, le directeur de Cabinet du ministre de l'éducation nationale,a salué la détermination et la solidarité des étudiants et remercié les pionniers du projet en l’occurrence les autorités universitaires, le RRC-PNUD/GEF. Lancé en 2018, le programme de Master professionnel en GRC a été mis en œuvre dans le cadre du Projet RRC/PNUD-GEF, en collaboration avec la DGSC et l'Udc, afin de doter le pays de ressources humaines qualifiées dans ce domaine.

Lire la suite
Renforcement des capacités: une semaine de formation au bénéfice des Chefs d'agrès et de garde de la Sécurité Civile.

Une formation de recyclage de huit jours a débuté ce lundi, 31 janvier 2022, à la salle de conférence de la DGSC. "Cette formation rentre dans le cadre de la nouvelle politique de renforcement des capacités du personnel de la Sécurité Civile", dixit le Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED.Les chef d'agrès et chefs de garde vont, de ce fait, suivre, tout au long de la formation, un recyclage sur différents domaines, entre autres, la responsabilité du chef d'agrès et du chef de garde, la prise en charge d'un mineur, l'accouchement d'urgence, renchérit le Directeur Général de la Sécurité Civile. Chef d'agrès Il commande un véhicule d'intervention comprenant un équipage et un équipement matériel de secours dans le cadre des opérations de lutte contre les incendies, de secours à des personnes, de protection des biens et de l'environnement.Sur intervention, le chef d’agrès coordonne les activités des équipes dont il a la responsabilité et participe activement à leur sécurité. Pour cela :Il analyse en permanence l’environnement direct ou indirect dans lequel elles évoluent,Il connait les objectifs du Commandant des Opérations de Secours(COS). Il est en communication avec ses équipes,Il connait leur position,Il connait leurs actions,Il assure que les conditions de sécurité correspondent le plus possible à la situation et aux actions de son ou de ses équipes.Seul, ou sous l’autorité d’un COS, il doit notamment prendre en compte la charge opérationnelle (cumul des effets dus à la fatigue, au stress psychologique et thermique, aux conditions météorologiques, etc.) pesant sur le binôme avant de le l’engager ou de le réengager. Chef de garde Durant le temps de la garde, gère les moyens humains, matériels et techniques du centre d'incendie et de secours (CIS) pour maintenir le potentiel opérationnel de l'équipe de garde. Aussi, il porte assistance et conseil auprès du Chef du Centre d'incendie et de secours en matière d'équipement, Il assure la Gestion et contrôle logistique du Centre, de ses matériels et de ses équipements. Il participe à la gestion, à l'animation et au pilotage des équipes.

Lire la suite
Direction Générale de la Sécurité Civile: le statut de la Sécurité Civile adopté par l'Assemblée nationale.

Convoquée en séance plénière, ce mardi 28 décembre 2021, l'Assemblée nationale a adopté, entre autres, le projet de statut particulier des personnels de  la Sécurité Civile en Union des Comores. "Ce nouveau statut a pour objet, d’améliorer les conditions de vie et de travail des personnels de la Sécurité civile. Il appelle à la mise en place d’un plan de carrière, d’une totale révision des conditions de travail notamment l’instauration d’une assurance sociale, l’instauration des indemnités des risques et la révision des salaires, entre autres", dix-it le Directeur Général de la Sécurité. Le Lieutenant-colonel Tachfine AHMED se dit très satisfait et heureux que ce nouveau statut soit en fin adopté, tout en exprimant toute sa gratitude à SEM le Président de la République, Assoumani Azali, à son Gouvernement et à l'Assemblée nationale pour avoir su faire de cette noble cause la leur. Dans les tiroirs depuis des années, le projet de statut a été le principal cheval de bataille du Directeur Général de la Sécurité Civile, TACHFINE Ahmed, après sa nomination. C’est donc en toute logique que les agents ont incessamment remis sur le tapis le sujet qui, à leurs yeux, a été mis en veilleuse. Lors d'une visite officielle à la Direction Générale de la Sécurité Civile, l'année dernière le Président de l'Union des Comores, Son Excellence Monsieur Assoumani Azali, avait pris l'engagement de tout mettre en œuvre pour accroître les capacités opérationnelles de la DGSC. En marge de séance de ce mardi 28 décembre l'Assemblée nationale a, aussi, examiné et adopter le projet de loi autorisant le Président de l'Union des Comores à ratifier l'accord portant création de l'Institution de la Mutuelle Panafricaine  de Gestion des risques de catastrophes(ARC). Pour le Directeur Général l'adoption de cette nouvelle loi sur l'ARC, au même titre que le nouveau statut de la DGSC, s'inscrit dans la même perspective de Gestion des risques de catastrophes et de protection, aussi bien, du personnel de la Sécurité Civile que de nos populations. Pour rappel, la Direction Générale de la Sécurité Civile est instituée par le décret n°12-054 du 09 mars 2012, du Président de la République. Placée sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur et de l’Information la DGSC est chargée, entre autres, d’assurer la protection des personnes des biens et de l’environnement en cas de catastrophes, naturelles ou anthropiques causés par les effets du changement climatique et de la dégradation de l’environnement.

Lire la suite
Direction Générale de la Sécurité Civile: le Statut du Personnel en discussion à l' Assemblée Nationale.

Le Directeur Général de la Sécurité Civile, Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED, a été reçu hier mardi par la Commission des Relations Extérieures de l'Assemblée Nationale.L'objectif de cette rencontre portait sur le Projet de loi portant Statut particulier des Personnels de la Sécurité Civile en union des Comores, exposé dernièrement par le ministre de l'Intérieur, MAHAMOUD FAKRIDINE. En présence des députés membres et non membre de ladite Commission, le Directeur Général de la Sécurité Civile a défendu article après article ce projet de loi qui fixe les règles statutaire générales et particulières applicables aux Personnels de la Sécurité Civile en charge de la protection civile, mais aussi les conditions générales de recrutement, de formation et de gestion de la carrière des fonctionnaires de la sécurité civile. Après des séries de questions et réponses, le Président de la Commission a salué l'initiative des travaux en cours, et a remercié le DG et son Personnel pour leur dévouement et leur sens du devoir, au service des populations. Satisfaits des échanges et des réponses données par le Directeur Général de la Sécurité Civile et son Ministre de tutelle, les parlementaires les ont assuré de leur entière disposition à accompagner au mieux la DGSC. D'après le Directeur Général de la Sécurité Civile, ce nouveau projet de statut a comme objet principal d'améliorer les conditions de vie et de travail du Personnels de la Sécurité Civile par la révision des salaires, la mise en place d’un véritable plan de carrière, l’instauration d’une ni assurance sociale et des indemnités des risques.

Lire la suite
Direction Générale de la Sécurité Civile : le projet de statut des agents «validé en conseil des ministres»

Le projet de statut de la sécurité civile est en bonne voie pour devenir réalité. Longtemps, il a cristallisé toute l’attention au sein de la direction générale de la sécurité civile (Dgsc) dont les agents en ont fait leur principale revendication. Un projet qui ne date pas d’hier, S’il a, pendant longtemps été vu par les agents comme une utopie, le projet est aujourd’hui en phase de concrétisation. «Je suis en mesure de vous dire, aujourd’hui, que le texte portant sur le projet de statut de la sécurité civile est passé en conseil de ministres, il y a de cela deux semaines. Il sera transmis au Secrétariat Générale du Gouvernement, qui, par la suite, le soumettra à l’Assemblée pour adoption», a indiqué le directeur général de la sécurité civile, Tachfine Ahmed. Dans les tiroirs depuis un bon moment, le projet de statut a été l’une des premières mesures annoncées par le Directeur Général, Tachfine Ahmed, après sa nomination. C’est donc en toute logique que les agents ont incessamment remis sur le tapis le sujet qui, à leurs yeux, a été mis en veilleuse. Si un texte initial avait déjà été rédigé, la sécurité civile a spécialement engagé «un juriste qui a revu et corrigé ledit texte initialement rédigé». Toutefois, Tachfine Ahmed tient à préciser que cette bataille est de longue haleine. «Cette procédure ne fait pas suite aux mouvements de revendication auxquels la Direction a fait face dernièrement. Il y a quatre mois, rappelle-t-il, elle a déjà été initiée bien avant le mouvement des agents». Il ne reste plus que l’approbation des autorités du contenu du texte, avant que l’assemblée ne s’en saisisse. Les principales composantes de ce statut: Le projet de statut a comme base, d’améliorer les conditions de vie et de travail des agents de la sécurité civile. Il appelle à la mise en place d’un plan de carrière, d’une totale révision des conditions de travail notamment l’instauration d’une assurance sociale, l’instauration des indemnités des risques. La révision de leurs salaires est également sur la table.

Lire la suite
Gestion des crises et catastrophes: clôture d'un atelier de formation sur la planification et la gestion des crises.

La direction générale de la sécurité civile a clôturé, ce vendredi, à Moroni, un atelier de formation sur la Planification et la gestion des crises. Organisée en partenariat avec la Coopération française, cette formation avait pour principal objectif le renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des crises, sous la direction des Lieutenants-colonels PATRICE LOPEZ et BRUNO GERVAIS, respectivement Sous-directeur du Contrôle et Pilotage Stratégiques et chef du Pôle Moyens Généraux. Étaient présents lors de cette cérémonie de clôture, le Ministre de l'Intérieur chargé des Relations avec les Institutions, le Directeur Général de la Sécurité Civile, l'Attaché de Sécurité à l'ambassade de France aux Comores, entre autres personnalités. Dans son mot de clôture, le Directeur irecteur Générale de la Sécurité Civile, Lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed a tenu à remercier chaleureusement son Ministère de tutelle et la Coopération française, plus particulièrement l'ambassade de France pour l'organisation et la réussite de cette mission. Et de rappeler, aussi, l'importance, ou plutôt, la nécessité d'une telle formation, qui s'inscrit, selon lui, dans une optique de renforcement des capacités des acteurs de la Sécurité civile pour mieux faire face à toute éventuelle catastrophe ou crise. Le Colonel ERIC PANLOUP, Attaché de Sécurité Intérieure à l'ambassade de France aux Comores a, quant à lui,  rappeler les missions et les objectifs de la Coopération française et l’ambassade de France aux Comores dans le domaine de la formation et de renforcement des capacités au profit des cadres Comoriens. Ministre de l’Intérieure, MAHAMOUD FAKRIDINE a saisi cet occasion pour exprimer sa gratitude envers la Coopération française et, plus particulièrement à ces éminents formateurs tout en espérant que ces apprentis seront à la hauteur des défis qui les attendent.

Lire la suite
Gestion des crises: une mission technique des Service Départemental d'Incendie et de Secours des Pyrénées-Orientales et de la Charente-Maritime en formation dans le pays.

La Direction Générale de la Sécurité Civile, organise, du 08 au 12 novembre, à Moroni, en partenariat avec la Coopération française( Ambassade de France aux Comores), un atelier de formation sur la '' Planification et la gestion des crises''.Cette formation dirigée par le Lieutenant-colonel PATRICE LOPEZ Sous-directeur du contrôle et pilotage stratégiques et le Lieutenant-colonel BRUNO GERVAIS, chef du Pôle Moyens Généraux a pour objectifs principaux, entre autres, le renforcement des capacités dans le domaine de la gestion des crises. Dans cette perspective, au cours de ladite formation, un accent sera mis sur la manière: -d'anticiper et planifier tous les cas de Catastrophes;-de maîtriser la communication de crise;-de prendre les bonnes décisions et maintenir le cap en cas de crise;-de connaître les actions à mettre en œuvre dans une période de crise;-d'être capable de déterminer le coût, les ressources mobilisées et la meilleure manière d'ordonnancer toutes les tâches à effectuer en cas crise . Depuis plus d'une dizaine d’années, d’incroyables scénarios catastrophes se sont produits. Plus ou moins loin de nous, ils ont, tous, marqué nos esprits.Les crises se multiplient, évoluent et leurs frontières (spatiales, temporelles, sociales) se sont élargies, notamment du fait :- du changement climatique engendrant des phénomènes météorologiques et géologiques de plus en plus extrêmes (les coulés de lave, les  cyclones, les pluies violants... ),- de crises sanitaires (paludisme, cholera, COVID…), Force est de constater leur nombre grandissant depuis ces dix dernières années avec : - les accidents de la route qui prennent une épouvantable évidence dans notre pays. - les catastrophes naturelles (la tempête dévastatrice de 2019, les inondations de 2012…), entres autres. C'est dans ce contexte  que la Direction Général de la Sécurité Civil sous la houlette du Lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed a jugé nécessaire d'organiser une telle formation afin de mieux se préparer pour toute éventuelle crise.

Lire la suite
"Projet Post-Kenneth": les autorités préfectorales et communales sensibilisées sur la gestion des risques de catastrophes.

La réduction des risques est une affaire de tous.C'est dans ce contexte que la Direction générale de la sécurité civile, à travers le Projet « Relèvement post-Kenneth » financé par la Banque Mondiale, a organisé un '' Atelier de sensibilisation des autorités préfectorales et communales sur leur rôle dans le processus de préparation de la Stratégie Nationale de Réduction de Catastrophes, à Moroni au Retaj du 02 au 04 novembre  2021. Dans son mot de bienvenue, le Drecteur Général de la Sécurité Civile, le lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed a, d'emblée, rappelé que'' la réduction des risques de Catastrophes est au cœur des préoccupations mondiales en matière de développement". Il a ajouté, aussi, que en 2015, la Conférence sur la réduction de risques, qui s'est tenue à Sandai (au Japon), à débouché sur un accord qui explique de façon clair le lien entre la réduction des risques de Catastrophes et d'action de Réduction des risques de Catastrophes pour la période 2015-2030 et qui succèdent au précédent Cadre de Hyôgo et la stratégie (2005-2015)''Ces ateliers ont pour objectifs, de renforcer les capacités des principaux acteurs locaux pour être en mesure de contribuer au processus de mise à jour de la stratégie Nationale de Réduction de risques de Catastrophes. Etant exposé à des aléas naturels majeurs comme les cyclones tropicaux, les tremblements de terre, les inondations, les sécheresses, les feux de forêts et les vagues de chaleur extrême, le pays est habituellement frappé par de catastrophes de plus en plus fréquents et dévastateurs causant d’énormes dommages et pertes considérables qui impactent les communautés dans toutes leurs dimensions : physiques, institutionnelles, sociales, économiques et environnementales.  Le cas du cyclone Kenneth en avril 2019 en est une illustration parfaite. Les études et estimations réalisées par le Gouvernement en partenariat avec le SNU totalise un nombre de 345 000 personnes, à travers les trois îles, soit plus de 40 % de la population, touchées et de 185 millions de dollars de dommages et pertes. Comme la vulnérabilité des populations est fortement liée au développement économique et social, les actions de prévention, d’atténuation et d’adaptation au changement climatique doivent être conduites aussi bien dans l’urgence que dans le long terme, en incluant les autorités locales en occurrence les préfets, les Maires, les chefs de village et les leaders religieux.

Lire la suite
Projet « Relèvement post-Kenneth » : différents acteurs sensibilisés à Mohéli pour la réduction des catastrophes.

Un Atelier de sensibilisation des autorités préfectorales et communales sur leur rôle dans le processus de préparation de la Stratégie Nationale de Réduction de Catastrophes est ouvert, à Moheli, ce mercredi, 20 au 22 Octobre 2021 L’Union des Comores a lancé depuis le début de l’année, le processus de mise à jour de la Stratégie Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes en vue de s’aligner au PCE, cadre de planification à long terme du gouvernement et au Cadre de Sendai pour la Réduction des risques de catastrophes (2015-2030) auquel l’Union des Comores s’est engagée sur le Plan International. Dans son mot d'ouverture, le Représentant du Gouverneur de l'île de Mohéli, Chahalane Abdallah a insisté sur la nécessité de mieux s’informer, s’équiper et se préparer pour mieux prévenir, répondre et redresser la situation face aux aléas naturels qui peuvent être liés à des inondations, une montée du niveau de la mer, un tsunami, un glissement de terrain, un débordement d’une rivière, un feu de brousse ou domestique ... Etant exposé à des aléas naturels majeurs comme les cyclones tropicaux, les tremblements de terre, les inondations, les sécheresses, les feux de forêts et les vagues de chaleur extrême, le pays est habituellement frappé par de catastrophes de plus en plus fréquents et dévastateurs causant d’énormes dommages et pertes considérables qui impactent les communautés dans toutes leurs dimensions : physiques, institutionnelles, sociales, économiques et environnementales. Le cas du cyclone Kenneth en avril 2019 en est une illustration parfaite. Les études et estimations réalisées par le Gouvernement en partenariat avec le SNU totalise un nombre de 345 000 personnes, à travers les trois îles, soit plus de 40 % de la population, touchées et de 185 millions de dollars de dommages et pertes. Comme la vulnérabilité des populations est fortement liée au développement économique et social, les actions de prévention, d’atténuation et d’adaptation au changement climatique doivent être conduites aussi bien dans l’urgence que dans le long terme, en incluant les autorités locales en occurrence les préfets, les Maires, les chefs de village et les leaders religieux. Dans ce cadre, la Direction Générale de la Sécurité Civile se propose d’organiser une série d’ateliers de sensibilisation pour permettre de comprendre le rôle que peut jouer les autorités locales dans l’élaboration et la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes. L’objectif général de ces ateliers est de renforcer les capacités des principaux acteurs locaux pour être en mesure de contribuer au processus de mise à jour de la Stratégie Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes. Ces ateliers auront comme objectifs spécifiques :--D’échanger avec les participants sur les outils d’analyse des risques, de la vulnérabilité et de même que la Stratégie Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes --De réfléchir les actions pertinentes à mettre en œuvre pour renforcer les dispositifs nationaux et locaux de prévention et de gestion des catastrophes ;--De renforcer les capacités des autorités locales aux méthodologies de prévention et de gestion des risques naturels ;Ces ateliers devraient aboutir aux résultats suivants : --Une synthèse des outils d’analyse des risques, de la vulnérabilité et de la résilience des secteurs socio-économiques, des méthodologies, et des stratégies majeures de prévention et de gestion des risques est consolidée pour mieux accompagner les autorités locales ;--Les grandes lignes d’un plan d'action sur la prévention et la gestion des catastrophes naturelles au niveau locale conçu ; --Un pool de représentants des autorités locales en prévention et gestion des catastrophes est mis en place pour la mutualisation des expériences et le partage d’informations. Pour rappel, cette campagne de sensibilisation se poursuivra, également, dans les autres îles, à Anjouan, du 23 – 30 octobre, et à la Grande Comore, du 03 – 05 novembre et au 09 - 11 novembre 2021.

Lire la suite
Projet « Relèvement post-Kenneth » : trois jour de sensibilisation sur la gestion des risques de catastrophes à Ngazidja.

Après Mwali et Ndzouani , la Direction Générale de la Sécurité Civile organise, à Ngazidja, du 31 au 03 septembre, une formation de sensibilisation sur la Gestion des risques de catastrophes. Prendront part à cette formation des autorités communales, des cadres et techniciens insulaires, la Direction Régionale de la Sécurité Civile, l'Armée et la Police, entre autres. Financé par la Banque mondiale à hauteur de 45 millions de dollars, soit 16 milliards de nos francs, le Projet Relèvement Post-Kenneth et de Résilience(PRPKR) a pour objectif principal de soutenir, d'une part, le relèvement d'infrastructures publiques et privées ciblées dans les zones touchées par le cyclone Kenneth, et d'autres part, d'accroître leur résilience face aux catastrophes naturelle et climatiques. Dans son discours d’ouverture, le directeur général de la DGSC, le Lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed a insisté sur la nécessité de mieux s’informer, s’équiper et se préparer pour mieux prévenir, répondre et redresser la situation face aux aléas naturels qui peuvent être liés à des inondations, une montée du niveau de la mer, un tsunami, un glissement de terrain, un débordement d’une rivière, un feu de brousse ou domestique ... Le Directeur Général a tenu à préciser que selon les prévisions des experts, 20% de la population comorienne vivant dans les zones côtières aura à déménager d’ici 2050 si des mesures appropriées ne sont pas prises en faveur notamment de la lutte contre l’extraction du sable,entre autres. Le Projet « Relèvement post-Kenneth » est structuré autour de 4 composantes -Composante 1: Relèvement et résilience du secteur du logement et de l'habitat;-Composante 2: Résilience des zones côtières et réhabilitation des infrastructures ;-Composante 3: Gestion intégrée des risques de catastrophes ;-Composante 4: Gestion du projet, gestion des risques, suivi et évaluation.

Lire la suite
ATELIER DE MISE A JOUR DU PLAN DE CONTIGENCE NATIONAL: mot de bienvenue du Directeur Général de la Sécurité Civile, Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED.

Excellence, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Excellence, Monsieur le Coordonnateur Résident du Système de Nations en Union des ComoresMesdames et Messieurs les représentants des agences onusiennes aux Comores, Monsieur le représentant de la banque mondialeMesdames et Messieurs les Directeurs et Chefs de Service, Mesdames et Messieurs les Officiers de l’Armée Nationale de Développement et de la Police Nationale, Mesdames et Messieurs les représentants du secteur privé et membres de la société civile, Distingués invités en vos rangs et qualités, C’est un immense plaisir pour moi en ma qualité de Directeur Général de la Sécurité Civile, de vous accueillir ici, à l’ouverture de l’atelier de mise à jour et de simulation du Plan de Contingence National, pour m’acquitter d’un agréable devoir qui est celui de souhaiter à vous toutes et tous, la bienvenue. Je voudrais sincèrement vous remercier pour avoir bien voulu, en dépit de vos agendas chargés, répondre favorablement à notre invitation en participant à cette rencontre. Je salue la présence parmi nous des partenaires au développement et des organisations internationales qui accompagnent notre pays dans le processus de Renforcement des Capacités en matière de Gestion des Risques de Catastrophes. Permettez-moi d’attribuer ici, une mention spéciale au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), lequel, avant même la naissance de la DGSC, nous a toujours apporté son appui technique et opérationnel. Il m’est également agréable de rappeler que dans le cadre du Projet «Post-Kenneth et Résilience», la Banque Mondiale, en partenariat avec notre Gouvernement, a bien voulu nous accompagner dans cette grande aventure humaine qui ne vise qu’un seul objectif : Protéger des populations et sauver des vies. Messieurs les Représentants de ces nobles institutions, veuillez recevoir toute notre gratitude. Distingués invités, Mesdames et Messieurs, Je suis ravi de vous accueillir ici, rassuré que nous allons avec vous, réaliser de grands desseins dans le domaine qui nous réunit aujourd’hui, celui de la réactualisation et de la simulation de notre Plan de Contingence National. Il ne m’appartient pas de rappeler aux experts que vous êtes que le Plan de Contingence est un processus utilisé pour analyser l’impact des crises potentielles afin d’établir des modes d’action à l’avance pour permettre en temps opportun, d’apporter des réponses appropriées aux besoins de la population, préserver l’environnement et les infrastructures stratégiques. Les experts que vous êtes nous recommandent de planifier avant même que le sinistre ait lieu. Comme un Plan de Contingence doit être dynamique, il doit impérativement tenir compte d’alternatives face à de nouvelles incidences qui peuvent avoir lieu au cours du temps. C’est pour cette raison principale que notre Plan de Contingence doit être périodiquement mis à jour, revu et corrigé. Nous sommes donc réunis ici aujourd’hui pour cette mission essentielle. Distingués invités, Mesdames et Messieurs, le 24 avril 2019, le cyclone Kenneth a frappé notre pays, emportant sur son passage, 4854 maisons, 345 000 personnes touchées dont, plus de 185 000 sévèrement. C’est avec tristesse que nous avons déploré le décès de six de nos compatriotes. Malgré les difficultés, nous avons pu faire face à cette crise grâce au Plan de Contingence National préalablement établi. Depuis la fin 2019, le monde entier traverse l’une des graves crises sanitaires de son histoire, due à la pandémie COVID-19 qui a mis à rude épreuve et déstabilisé, non seulement les systèmes de santé des différents pays, mais également l’ensemble des secteurs du développement socio-économique. Les conditions de vie des populations les plus vulnérables sont gravement affectées. Afin d’assurer la Gestion de la pandémie Covid19, le Gouvernement conduit par son Excellence, AZALI ASSOUMANI, a mis en place des structures institutionnelles ad hoc. Il faut le dire et en être fier, les Comores sont aujourd’hui en tête des pays qui ont le mieux géré et jugulé la pandémie dans le monde. La deuxième campagne vaccinale mise en place depuis le 14 Juillet 2021, démontre encore une fois, la volonté affichée par notre Gouvernement de protéger la population contre cet ennemi invisible. Distingués invités, Honorable assistance, nous venons de célébrer le 46ème Anniversaire de notre indépendance. En marge des festivités, c’était aussi l’heure du bilan. Reconnaissons que malgré les efforts louables fournis dans le domaine de la Réduction des Risques des Catastrophes, nous accusons un retard certain pour ne pas dire colossal. Puisque nous sommes ici en famille, acceptons d’entendre certaines vérités. Pour certains d’entre nous, le changement climatique, c'est-à-dire la hausse des températures et la montées des eaux, les tremblements de terre, les tsunamis et autres calamités ne sont qu’une vue de l’esprit et surtout, ça n’arrivera jamais chez nous. Soit… Des incendies ont dévasté pendant plusieurs jours des hectares de terrains en ALGERIE la semaine dernière. Toujours au cours de la même semaine, un tremblement de terre vient d’endeuiller HAYITI et causé plus d’un millier de morts et disparus. Oui, c’est loin de chez nous mais tout cela doit nous interpeler sinon, la réalité finira un jour ou l’autre par nous rattraper. Pour ceux qui ont oublié, je rappelle qu’en Décembre 2004, un tremblement de terre sous-marin d’une magnitude de 9,3 sur l’échelle de Richter a, dans notre région de l’océan indien, causé 250.000 morts et disparus. Pour nous réveiller les esprits, 250.000 morts, c’est 4 ou 5 fois, la population de l’île de MOHELI. Des vagues ont atteint une hauteur de 30 mètres. Avouons que peu d’habitations dans notre pays auraient résisté. Permettez-moi de rappeler que selon des études réalisées par le Gouvernement en partenariat avec le système des Nations-Unies, si des mesures appropriées ne sont pas rapidement prises, 20% des populations de notre pays vivant dans les zones côtières seront condamnées à se déplacer d’ici 2050. Imaginez le désastre ! Monsieur le Ministre, Monsieur le Coordonnateur du SNU, Distingués invités, je vous demande de m’excuser car, ce qui devait être un mot de bienvenu de ma part est devenu un discours ce qui n’était pas prévu au programme. J’avoue qu’en ma qualité de Directeur de la Sécurité Civile, je ne pouvais me résoudre à des salutations et à des remerciements car, notre maison, notre maison commune, la planète terre brûle, et il ya urgence à agir. Je tiens ici à rappeler à ceux qui ont oublié, que non loin de là où nous nous trouvons, dans l’île comorienne de Mayotte, la population vit depuis le mois de Mai 2018, au rythme des tremblements de terre dont le plus violent a atteint la magnitude 5 sur l’échelle de RICHTER. Fort heureusement, aucune victime n’a été à déplorer. Par contre, des fissures ont été observées sur les habitations et les bâtiments publics. Selon les experts français, l’île se déplace vers l’Est et s’enfonce dans l’eau – entre 10 et 24 centimètres. Toujours selon ces mêmes experts, l’activité de ce volcan sous-marin peut occasionner des tsunamis dans la région. Pour ceux qui ont oublié, je rappelle que Mayotte est à seulement 70km d’Anjouan. En conséquence, en cas de sinistre, les populations résidant dans les zones côtières de la région EST de cette l’île pourraient être gravement affectées. Plus que jamais, cela doit nous interpeller. Le Plan de Contingence Insulaire d’Anjouan va donc être rapidement réactualisé et tenir compte de ces nouvelles données. Distingués invités, Honorable assistance, vous l’avez tous compris, l’heure est à l’action. Cet atelier a pour objectif premier de sensibiliser les différents acteurs, de renforcer les capacités de gestion des situations d’urgence et d’assurer l’état de préparation du Système National de Gestion des Risques de Catastrophes dans toutes ses phases. Mesdames et messieurs, nous allons ensemble réactualiser notre Plan de Contingence National tout en intégrant les recommandations issues des leçons apprises de la gestion du cyclone Kenneth et de la pandémie Covid-19, tester les capacités des équipes opérationnelles à répondre efficacement à la suite d’une alerte cyclonique et enfin, développer un réseau d’échange d’informations pour une meilleure coordination des interventions des différents acteurs et partenaires sur le terrain avant, pendant et après une crise. Le quatrième jour de notre atelier sera consacré à un exercice de simulation du plan de contingence réactualisé.Cet exercice de simulation se basera sur l’impact d’un cyclone de catégorie III touchant une zone cible et sollicitant l’évacuation des populations à risques. Afin de mieux préparer cet évènement, le Comité technique mis en place aura aussi comme mission, d’élaborer le guide et le dossier d’exercice de simulation. Il consistera également à rédiger le document principal concernant l’organisation, le scenario et les annexes. Enfin, je tiens à rappeler que l’action de la DGSC en synergie avec celle des différents partenaires au développement et des pays frères et amis, s’inscrit dans le cadre du Plan Comores Emergent (PCE) à l’horizon 2030, initié par Son Excellence, le Président AZALI ASSOUMANI qui vise à faire de l’Union des Comores, un pays résilient aux risques et aux catastrophes de toute nature. Notre Gouvernement est plus que conscient. Désormais, toutes les politiques de développement durable, doivent impérativement intégrer dans leur réalisation, la notion essentielle de réduction des risques de catastrophes. La thématique liée aux changements climatiques et à leurs conséquences négatives potentielles doit constituer pour nous, une préoccupation majeure de tous les instants. Distingués invités, honorable assistance, pour clore mon propos, je voudrais humblement vous remercier, vous féliciter et vous encourager pour votre participation massive à ce rendez-vous important pour notre pays. Vive l’Union des Comores dans l’Unité et la PaixVive la Coopération internationale Je vous vous remercie tous de votre aimable attention.

Lire la suite
GESTION DES RISQUES DE CATASTROPHES: Ouverture, ce mardi, de l'atelier de révision du Plan de Contingence National Multirisques.

La Direction Générale de la Sécurité, a ouvert, ce matin, à Moroni, sous la houlette du Ministère de l'Intérieur et du Système des Comores, un atelier de révision du Plan de Contingence National Multirisques (PCNM)). Dans son mot de bienvenue, le Directeur Général de la Sécurité Civile a, tout d'abord, tenu à remercier les participants pour avoir bien voulu "en dépit de vos agendas chargés, répondre favorablement à notre invitation. Permettez-moi d’attribuer ici, une mention spéciale au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), lequel, avant même la naissance de la DGSC, nous a toujours apporté son appui technique et opérationnel, renchérit le Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED. L’objectif général de cet atelier est de renforcer les capacités de gestion des situations d’urgence et de s’assurer de l’état de préparation du Système National de Gestion des Risques de catastrophes avant  la survenue de la crise. Objectifs spécifique Les quatre jours de cet atelier auront permis de:- Réactualiser le Plan de Contingence National en intégrant les recommandations issues de la gestion de Kenneth et de la Covid 19 ;- Tester les capacités des équipes opérationnelles à répondre efficacement à la suite d’un alerte cyclonique. - Développer un réseau d’échange d’informations pour une meilleure coordination des interventions des différents acteurs et partenaires sur le terrain avant, pendant et après une crise. A la fin de cet atelier, le Plan de Contingence National est réactualisé pour une meilleure réponse aux désastres potentiels prenant en compte les leçons apprises du cyclone Kenneth et de la gestion de la Covid19 ;Les acteurs humanitaires sont capables d’utiliser le Plan de Contingence dans le processus de Gestion de crise;de nouveaux partenaires seront intégrés d’une manière participative (secteur étatique, partenaires au développement, secteur privé, société civile, acteurs décentralisés,) et l’ensemble des parties prenantes seront mieux outillés pour répondre ensemble, d’une manière coordonnée aux urgences à venir. Réactualisation du PCNM La méthodologie active d’auto-apprentissage, sera utilisée notamment des présentations, des échanges suivies de séances de travaux de groupe. Les travaux seront dirigés et facilités par le personnel de la Direction Générale de la Sécurité Civile, les Leads Sectoriels et du Système des Nations Unies. Les autres acteurs humanitaires seront également sollicités pour faire des présentations dans leur domaine d’expertise.En outre, un comité technique sera mis en place pour revoir au préalable le PCN y compris les plans sectoriels qui sera par la suite partagé avec les participants 5 jours avant l’atelier. Ce comité aura également la responsabilité d’intégrer l’ensemble des commentaires issues de l’atelier.Ainsi, les travaux de réactualisation du PCN doivent aboutir à :Une analyse des situations d’urgence potentielles dans le contexte des Comores ;Une analyse d’impact potentiel des situations d’urgence dans le contexte des Comores ;Un établissement des objectifs et stratégies clairs, sur la base des scenarii définisL’Identification d’activités de préparationCet atelier servira aussi à :Valider les aléas majeurs qui menacent l’Union des Comores ; Redéfinir les niveaux d’alerte permettant de déclencher la réponse à une crise ;Finaliser le système de coordination et d’échange d’informations au niveau national et local en faisant ressortir les responsabilités de chaque secteur dans la réponse à l’urgence. ;Planifier les activités à entreprendre par les différents secteurs de la réponse pour rendre les plans de contingence plus opérationnels. Rappelons que l'’Union des Comores est exposée de façon récurrente aux risques naturels d’ordre hydrométéorologiques (cyclones, inondations,), géophysiques (éruptions volcaniques, séismes, glissements de terrain) et biologiques (diverses épidémies). Pour renforcer le niveau de préparation et de réponse à ces catastrophes, le pays a élaboré un Plan de Contingence National Multirisques (PCNM) et des Plans de contingence Insulaires qui sont réactualisés régulièrement. Le PCNM a été activé pour la dernière fois en avril 2019 lors du passage du cyclone Kenneth qui a affecté 345 131 personnes dont plus de 185 000 sévèrement. Depuis la fin de l’année 2019, le monde entier fait face à une menace sans précédent due à la COVID-19 qui a déstabilisé, non seulement les systèmes sanitaires des différents pays, mais également l’ensemble des secteurs du développement socio -économique. Les conditions de vie des populations les plus vulnérables sont également affectées. Afin d’assurer la Gestion et la Coordination de la Covid19, des structures institutionnelles ad hoc ont été mises en place par le gouvernement.Par ailleurs, afin de tirer les leçons, et améliorer la préparation et la réponse aux éventuelles crises, un exercice de leçons apprises a été organisé avec l’ensemble des acteurs techniques/opérationnels ayant participé à la réponse de Kenneth. Toutefois, un exercice similaire n’est pas encore organisé pour le cas de la COVID  19.C’est ainsi, que la Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC) en partenariat avec ses partenaires se propose de réactualiser et simuler le plan de contingence national pour permettre d’intégrer les recommandations issues de la gestion de ces dernières crises.

Lire la suite
Vandalisme et incendie au CRDE de Diboini: des dégâts estimés à 20 millions Kmf

Suite aux feux de brousse qui ont ravagé la CRDE de Diboini, le week-end passé, causant des multiples pertes des matériaux de l'OVK de l'ANACM et de la DGSC, le Directeur Générale de la Sécurité Civile, le Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED a convoqué à une réunion, ce jour, sous la houlette du Ministre de l'intérieur, Mohamed Daoudou, le Préfet de la région d'Itsandra, le Maire de la région, le Chef du village, la Police municipale et une forte délégation composée des notabilités de Diboini. Le Directeur Générale de la Sécurité Civile sécurité civile a montré les efforts déployés par la DGSC, depuis fort longtemps, auprès de cette région , tout en soulignant l'importance du projet en cours de réalisation qui est la construction d'un grand bâtiment de la DGSC à Diboini.Il a ensuite exprimé ces regrets suite aux actes de sabotage inqualifiables et le vendalisme des matériaux plantés dans le village de Diboini. Le Lieutenant-colonel Tachfine AHMED a, par ailleurs, fait savoir aux divers responsables de Diboini et de la Région d'Itsandra que les dommages causés par ces actes de vandalisme sont est estimés à 20 millions de nos francs. Le Ministre de l'intérieur a, quant à lui, exhorté, aux autorités de de la région d'Itsandra de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre fin à ces actes barbares. Il a, aussi, souligné qu'il faut que l'on puisse identifier le ou les auteurs de ces actes pour répondre devant la justice. Le Préfet de la région d'Itsandra se dit prêt à s'engager auprès du gouvernement pour trouver le ou les coupables.

Lire la suite
Discours du Directeur Général de la Sécurité, Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED, à l'occasion de l'ouverture de l'atelier de sensibilisation des acteurs humanitaires sur le Plan de Contingenc

-Monsieur le Directeur de cabinet du Gouverneur de l’île Autonome de N’DZOUWANI,-Messieurs le Coordinateur des PréfetsMesdames et Messieurs les Directeurs Régionaux,-Monsieur le Commandant Régional de l’Armée Nationale de Développement-Messieurs les Officiers de l’AND et de la Police Nationale,-Mesdames et Messieurs de la Société Civile-Honorables Invités, en vos rangs et qualitésMesdames et Messieurs, Assalam Anlaykoum,C’est un immense plaisir pour moi de me retrouver ici parmi vous à l’occasion du lancement de cet atelier de sensibilisation des acteurs humanitaires que vous êtes sur le Plan de Contingence National.Mesdames et Messieurs,Dans le cadre du projet « Relèvement post-Kenneth », l’Union des Comores a reçu de la Banque Mondiale, un financement d’un montant de 45 millions de dollars soit environ 16 milliards de nos francs. Le Projet Relèvement Post-Kenneth et de Résilience autrement appelé PRPKR a pour objectif principal, de soutenir d’une part, le relèvement d’infrastructures publiques et privées ciblées dans les zones touchées par le cyclone, et d’autre part, d’accroître leur résilience face aux catastrophes naturelles et climatiques. Le projet est structuré autour de 4 composantes ci- après : Composante 1 : Relèvement et résilience du secteur du logement et de l’habitat ; Composante 2 : Résilience des zones côtières et réhabilitation des infrastructures ; Composante 3 : Gestion intégrée des risques de catastrophes  Composante 4 : Gestion du projet, gestion des risques, suivi et évaluation.Le projet en question est géré par la Direction Générale de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire (DGEAT). A cet effet, dans le cadre de la mise en œuvre de la Composante 3, le projet travailleraen étroite collaboration avec la DGSC qui apportera un appui technique et contribuera à la mise en œuvre et au suivi- évaluation. Mesdames et Messieurs, chers participantsCette sous-composante III a pour objectif de renforcer les capacités du Gouvernement notamment celles de la Direction Générale de la Sécurité Civile à gérer et à répondre aux éventuelles catastrophes. Elle est dotée d’une enveloppe de 1.060.000$ soit environ 470 millions de francs comoriens. Entre autres activités, un total de 1200 personnes, réparties au niveau des trois îles, seront formées en matière de Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) durant les cinq années que durera le projet.Ainsi, cette activité que nous allons débuter aujourd’hui, entre dans le cadre des priorités de la Direction Générale de la Sécurité Civile pour préparer les communautés à faire face aux Catastrophes et cela, quelle qu’en soit la nature. Je profite de cette occasion pour remercier notre partenaire financier LA BANQUE MONDIALE pour l’intérêt tout particulier qu’elle a toujours su manifester pour le développement de notre pays en général, et pour la protection de sa population en particulier. Il me plait à vous annoncer que dans le cadre de la stratégie de lutte contre la pandémie COVID-19, cette institution à travers le projet COMPASS financé à hauteur de 35 millions de dollars et au projet « FILETS SOCIAUX », a grandement contribué à appuyer le secteur de la santé. Il me plait également à vous annoncer que des négociations sont actuellement en cours et à un stade très avancé pour que la BANQUE MONDIALE vienne en appui du projet RRC financé conjointement par le PNUD et Fonds Mondial pour l’environnement (GEF). L’achèvement d’infrastructures communautaires sera il faut le noter, d’une importance capitale pour les populations résidant dans les zones isolées et exposées à de multiples aléas. Mesdames et MessieursPetit Etat Insulaire en Développement, l’Union des Comores est vulnérable aux catastrophes naturelles telles que les tempêtes tropicales, les inondations, les éruptions volcaniques, les séismes, les glissements de terrain, les risques de tsunamis, les pollutions marines et les pandémies comme le COVID-19 qui sévit à travers toute la planète depuis environ deux années. Vous avez pu le constater, ces aléas peuvent considérablement impacter le développement d’un pays et aggraver les vulnérabilités sociales et économiques existantes. En effet, pour preuve, il convient de rappeler que le cyclone Kenneth dont je viens de parler fut l’un des plus dévastateurs de l’histoire des Comores. Il était un cyclone de catégorie III avec des vents violents, des pluies torrentielles et de grosses vagues qui ont détruit des maisons, des champs des cultures, des commerces, des écoles, des hôpitaux et des infrastructures stratégiques. Selon les études et estimations réalisées par le Gouvernement en partenariat avec le Système des Nations-Unies, il ressort que 345. 000 personnes à travers les trois îles, soit plus de 40 % de la population, ont été touchées. Les dommages et pertes causés par le cyclone s’élèvent à 185 millions de dollars soit environ 80 milliards de nos francs. 80 Milliards, c’est plus que le budget annuel de l’Etat qui est de 50 milliards. Mesdames et Messieurs,Permettez-moi de rappeler que la thématique de Réduction des Risques de catastrophes qui est nécessairement liée à celle du changement climatique était jadis, reléguée au second plan. Pour certains d’entre nous, il s’agissait d’un sujet sans intérêt qui ne pouvait passionner que les intellectuels et les écologistes en mal de sensations. Malheureusement, la réalité nous a rattrapés. La hausse des températures et la montée des eaux pour ne citer que ces deux phénomènes ne sont pas une vue de l’esprit. Selon les estimations des experts, si des mesures appropriées ne sont pas rapidement prises, 20% des populations vivant dans les zones côtières dans notre pays seront condamnées à se déplacer d’ici 2050. En 2050, notre population qui dépassera le million d’habitants, ce sera 200.000 de nos concitoyens qui se retrouveront dans la rue sans toit. Des familles entières, des femmes et des enfants seront livrées à la famine et à une misère sans nom. L’ordre mais surtout, la paix et la cohésion sociales risquent d’être durablement impactés car, la misère appelle inexorablement d’autres maux tels la guerre civile ou une fragilisation voire une désintégration des institutions étatiques. Des exemples à travers le continent doivent nous interpeller. Mesdames et MessieursLoin de moi l’idée de vous annoncer ici la fin du monde mais, juste pour vous dire que l’heure est grave. Permettez-moi de citer un ancien Président français et pour ne pas le citer JACQUES CHIRAC qui disait en substance avec gravité ceci : Notre maison brûle. Il avait entièrement raison. Notre maison commune, la planète terre brûle. Notre maison brûle donc, plus que jamais, nous devons agir.Conscient de cette nécessité et de ses responsabilités, le Gouvernement conduit par Son Excellence, le Président AZALI ASSOUMANI avec l’appui du système des Nations-Unies notamment le PNUD, la Banque Mondiale et des pays frères et amis, a entrepris un vaste et ambitieux programme de Réduction des Risques des Catastrophes dans notre pays. Cette prise de conscience et la volonté politique de la haute sphère gouvernementale en matière de Gestion des Risques de Catastrophes, s’est matérialisée par l’engagement du Pays dans les initiatives internationales de réduction des risques et par l’inscription de cette thématique dans les priorités du Plan Comores Émergent à l’horizon 2030 (PCE) dont la vision en matière de RRC est de faire des Comores d’ici 2030 « un pays résilient aux chocs et protégé de tous dégâts, dans toutes les dimensions du développement durable ». Dans le cadre du projet de résilience mis en place par le Gouvernement en partenariat avec le système des NationsUnies, principalement le PNUD, de nombreuses actions ont d’ores et déjà été entreprises et d’autres sont en cours de réalisation. Ici, à ANJOUAN, des opérations de reboisement ont permis en l’espace de deux années de planter 36. 800 arbres fruitiers, forestiers, rentiers et vivriers pour éviter surtout l’érosion, source d’inondation et de glissements de terrain. Dans les deux localités de MAHALE et de MROMAJI, deux distilleries qui fonctionnent au pétrole et à l’énergie solaire ont été construites. Elles ont été gracieusement et officiellement offertes à deux associations de femmes. Vous l’avez tous compris, ces installations modernes qui serviront de modèles, aideront à éviter la déforestation et favoriseront l’autonomisation des femmes lesquelles, au même titre que les jeunes, sont souvent frappés par le chômage. Comme il a été indiqué précédemment, dans le cadre de sa politique de modernisation et dans le souci d’accroître les capacités opérationnelles de la Direction Générale de la Sécurité Civile, le Gouvernement prévoit de construire dans les mois à venir ici à ANJOUAN, deux casernes de pompiers à SIMA et à BAMBAO MTSANGA. Les crédits sont disponibles et les appels d’offres sont déjà lancés. Je rappelle que dans les autres îles de la GRANDECOMORES et de MOHELI, les mêmes efforts ont été consentis. Partout où ils se trouvent, même dans les coins les plus reculés, tous les citoyens doivent pouvoir en toute équité, bénéficier en toutes circonstances de la protection de l’Etat et cela, dans tous les domaines. La protection civile doit cesser d’être l’apanage ou le privilègedes populations vivant dans les capitales ou dans la périphérie de celles-ci. C’est une question de Justice et le Gouvernement en est plus que conscient. Le vaste programme mis en place par le Gouvernement avec l’appui de nos partenaires vise justement à remédier à cette anomalie. Nous rappelons encore une fois, la protection de la population contre toute forme de danger est un des premiers devoirs d’un Etat. Vous pouvez faire entière confiance aux plus hautes autorités car, tout sera mis en œuvre pour y parvenir dans les délais les plus raisonnables. Certes nous pouvons être fiers de l’œuvre accomplie mais, beaucoup reste encore à faire. Dans une conjoncture économique plus que morose où d’importantes ressources de l’Etat sont affectées à la protection des populations contre le CORONAVIRUS, nous comptons plus que jamais sur la solidarité et le soutien de nos partenaires et des pays frères et amis pour nous aider à mettre en place, un dispositif efficace de Réduction des Risques deCatastrophes. Il s’agit d’une impérieuse nécessité car, de la survie de certaines populations résidant dans des zones exposées, il en dépend. Enfin, je vous invite donc à suivre attentivement cette formation et à poser toutes les questions qui vous paraîtront pertinentes car, vous serez demain, nos ambassadeurs auprès des communautés pour prêcher la bonne parole et encourager dans vos fonctions respectives les bonnes pratiques. L’atelier d’aujourd’hui a réuni des femmes et des hommes connus pour leur engagement, leur dévouement et pour certains pour leur expertise en matière de RRC. Je n’ai donc aucun doute, cet atelier sera une parfaite réussite. Je souhaite donc plein succès à ces travaux. Je déclare ouvert l'atelier de sensibilisation sur le PLAN DE CONTINGENCE NATIONAL. Vive l’Union des Comores dans l’Unité et la Paix. Vive l’île d’ANJOUANVive la Coopération Internationale. Je vous remercie de votre aimable attention Mutsamudu, le 04 août 2021.

Lire la suite
Projet « Relèvement post-Kenneth » : différents acteurs sensibilisés, à Ndzouani, sur la gestion des risques de catastrophes.

La Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC), sur financement du projet « Relèvement post-Kenneth » de la Banque Mondiale, organise, un atelier de sensibilisation sur le Plan de Contingence National et la Gestion des risques de catastrophes, en faveur des autorités communales, des cadres institutionnels, des Directions régionales, des techniciens insulaires, de l’Armée et de la Police, et des Sapeurs-pompiers, entre autres. L'objectif principal de cet atelier qui se déroule, du 04 au 07 août, à Mutsamudu, est de mieux former les différents acteurs aux notions et bonnes pratiques indispensables pour assurer la gestion des risques de catastrophes dans un pays comme les Comores, en proie à des risques accrus et multiformes, à fin d’accroître la résilience des Comores face aux risques de catastrophes, à travers le Plan de Contingence National (PCN). Dans son discours d’ouverture, le Directeur Général de la Sécurité Civile, Lieutenant-colonel TACHFINE Ahmed, a insisté sur la nécessité de mieux s’informer, s’équiper et se préparer pour mieux prévenir, répondre et redresser la situation face aux aléas naturels qui peuvent être liés à des inondations, une montée du niveau de la mer, un tsunami, un glissement de terrain, un débordement d’une rivière, un feu de brousse ou domestique ... Le Directeur Général a tenu, aussi, à rappeler que, selon les prévisions des experts, 20% de la population comorienne vivant dans les zones côtières aura à déménager d’ici 2050, si des mesures appropriées ne sont pas prises en faveur, notamment, de la lutte contre l’extraction du sable, un phénomène assez répandu sur l’ensemble du territoire national. Financé par la Banque mondiale à hauteur de 45 millions de dollars, soit 16 milliards de nos francs, le Projet Relèvement Post-Kenneth et de Résilience(PRPKR) a pour objectif principal de soutenir, d'une part, le relèvement d'infrastructures publiques et privées ciblées dans les zones touchées par le cyclone Kenneth, et d'autres part, d'accroître leur résilience face aux catastrophes naturelle et climatiques.

Lire la suite
Discours du DG de la Sécurité Civile, Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED, à l'occasion de l'ouverture, à Moheli, de l'atelier de sensibilisation sur le Plan de Contingence National.

Monsieur le Directeur de cabinet du Gouverneur de l’île de MohéliMessieurs les préfets et Maires Mesdames et Messieurs les Directeurs Régionaux Monsieur le Commandant Régional de l’Armée Nationale de DéveloppementHonorables InvitésMesdames et Messieurs C’est un immense plaisir pour moi de me retrouver ici parmi vous à l’occasion du lancement de cet atelier de sensibilisation des acteurs humanitaires que vous êtes sur la Plan de Contingence National.Mesdames et Messieurs,Dans le cadre du projet « Relèvement post-Kenneth », l’Union des Comores a reçu de la Banque Mondiale, un financement d’un montant de 40 millions de dollars soit 16 milliards de nos francs. Le Projet Relèvement Post-Kenneth et de Résilience autrement appelé PRPKR a pour objectif principal, de soutenir d’une part, le relèvement d’infrastructures publiques et privées ciblées dans les zones touchées par le cyclone, et d’autre part, d’accroître leur résilience face aux catastrophes naturelles et climatiques. Le projet est structuré autour de 4 composantes ci- après :Composante 1 : Relèvement et résilience du secteur du logement et de l’habitat ;Composante 2 : Résilience des zones côtières et réhabilitation des infrastructures ;Composante 3 : Gestion intégrée des risques de catastrophes Composante 4 : Gestion du projet, gestion des risques, suivi et évaluation.Le projet en question est géré par la Direction Générale de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire (DGEAT). A cet effet, dans le cadre de la mise en œuvre de la Composante 3, le projet travaillera en étroite collaboration avec la DGSC qui apportera un appui technique et contribuera à la mise en œuvre et au suivi- évaluation.Mesdames et Messieurs, chers participantsCette sous-composante III a pour objectif de renforcer les capacités du Gouvernement notamment de la Direction Générale de la Sécurité Civile à gérer et à répondre aux éventuelles catastrophes. Elle est dotée d’une enveloppe de 1.060.000$ soit environ 470 millions de francs comoriens. Entre autres activités, un total de 1200 personnes, réparties au niveau des trois îles, seront formées en matière de réduction des Risques de Catastrophes (RRC) durant les cinq années que durera le projet.Ainsi, cette activité que nous allons débuter aujourd’hui entre dans le cadre des priorités de la Direction Générale de la Sécurité Civile pour préparer les communautés à faire face aux Catastrophes qu’elles soient naturelles, technologiques ou chimiques. Mesdames et Messieurs,Petit Etat Insulaire en Développement, l’Union des Comores est vulnérable aux catastrophes naturelles telles que les tempêtes tropicales, les inondations, les éruptions volcaniques, les séismes, les glissements de terrain, les risques de tsunamis, les pollutions marines et les pandémies comme le COVID-19 qui sévit à travers toute la planète depuis environ deux années. Comme vous avez pu le constater, ces aléas peuvent considérablement impacter le développement d’un pays et aggraver les vulnérabilités sociales et économiques existantes. En effet, pour preuve, il convient de rappeler que le Cyclone Kenneth dont je viens de parler fut l’un des plus dévastateurs de l’histoire des Comores. Il était un cyclone de catégorie III avec des vents violents, des pluies torrentielles et de grosses vagues qui ont détruit des maisons, des champs des cultures, des commerces, des écoles, des hôpitaux et des infrastructures stratégiques. Selon les études et estimations réalisées par le Gouvernement en partenariat avec le Système des Nations-Unies, il ressort que 345. 000 personnes à travers les trois îles, soit plus de 40 % de la population, ont été touchées. Les dommages et pertes causés par le cyclone s’élèvent à 185 millions de dollars soit environ 80 milliards de nos francs. 80 Milliards c’est plus que le budget annuel de l’Etat qui est de 50 milliards. Mesdames et Messieurs,Permettez-moi de rappeler que la thématique de Réduction des Risques de catastrophes qui est nécessairement liée à celle du changement climatique était jadis, reléguée au second plan. Pour certains d’entre nous, il s’agissait d’un sujet sans intérêt qui ne pouvait passionner que les intellectuels et les écologistes en mal de sensations. Malheureusement, la réalité nous a rattrapés. La hausse des températures et la montée des eaux pour ne citer que ces deux phénomènes ne sont pas une vue de l’esprit. Selon les estimations des experts, si des mesures appropriées ne sont pas rapidement prises, 20% des populations vivant dans les zones côtières dans notre pays seront condamnées à se déplacer d’ici 2050. En 2050, notre population qui dépassera le million d’habitants, ce sera 200.000 de nos concitoyens qui se retrouveront dans la rue sans toit. Des familles entières, des femmes et des enfants seront livrées à la famine et à une misère sans nom. L’ordre mais surtout, la paix et la cohésion sociales risquent d’être durablement impactés car, la misère appelle inexorablement d’autres maux tels la guerre civile ou une fragilisation voire une désintégration des institutions étatiques. Des exemples à travers le continent doivent nous interpeller. Mesdames et MessieursLoin de moi l’idée de vous annoncer ici la fin du monde mais, juste pour vous dire que l’heure est grave. Permettez-moi de citer un ancien Président français et pour ne pas le citer JACQUES CHIRAC qui disait en substance avec gravité ceci : Notre maison brûle. Il avait entièrement raison. Notre maison commune, la planète terre brûle. Notre maison brûle donc, plus que jamais, l’heure est à l’action. Conscient de cette nécessité et de ses responsabilités, le Gouvernement conduit par Son Excellence le Président AZALI ASSOUMANI avec l’appui multisectoriel du système des Nations-Unies notamment le PNUD et des pays frères et amis, a entrepris depuis deux ans, un vaste et ambitieux programme de Réduction des Risques des Catastrophes dans notre pays. Cette prise de conscience et la volonté politique de la haute sphère gouvernementale en matière de Gestion des Risques de catastrophes, s’est matérialisée par l’engagement du Pays dans les initiatives internationales de réduction des risques de catastrophes, et par l’inscription de cette thématique dans les priorités du Plan Comores Émergent à l’horizon 2030 (PCE) dont la vision en matière de RRC est de faire des Comores d’ici 2030 « un pays résilient aux chocs et protégé de tous dégâts, dans toutes les dimensions du développement durable tenant compte les catastrophes naturelles ». Dans le cadre du projet de résilience mis en place par le Gouvernement en partenariat avec le système des Nations-Unies, principalement le PNUD, nombreuses actions ont d’ores et déjà été entreprises et d’autres en cours de réalisation. Ici, dans cette belle île de MOHELI, des opérations de reboisement ont permis en l’espace de deux années de planter 32.600 arbres fruitiers, forestiers, rentiers et vivriers pour éviter l’érosion source d’inondation et de glissements de terrain. Dans les deux localités d’ ITSAMIYA et de HAGNAMOIDA, deux distilleries qui fonctionnent au pétrole et à l’énergie solaire ont été construites. Elles seront très prochainement remises gracieusement et officiellement à deux associations de femmes. Vous l’avez tous compris, ces installations modernes qui serviront de modèles, aideront à éviter la déforestation et favoriseront l’autonomisation des femmes lesquelles, au même titre que les jeunes, sont souvent frappés par le chômage. Comme il a été indiqué précédemment, dans le cadre de sa politique de modernisation et dans le souci d’accroître les capacités opérationnelles de la Direction Générale de la Sécurité Civile, le Gouvernement prévoit de construire dans les mois à venir, deux casernes de pompiers à FOMBONI et à NIOUMACHIWA. Les crédits sont disponibles et les appels d’offres sont déjà lancés. Je rappelle que dans les autres îles de la GRANDE-COMORES et d’ANJOUAN, les mêmes efforts ont été consentis. Partout où ils se trouvent, même dans les coins les plus reculés, tous les citoyens doivent pouvoir en toute équité, bénéficier en toutes circonstances de la protection de l’Etat et cela, dans tous les domaines. La protection civile doit cesser d’être l’apanage ou le privilège des populations vivant dans les capitales ou dans la périphérie de celles-ci. C’est une question de Justice et le Gouvernement en est plus que conscient. Le vaste programme mis en place par le Gouvernement avec l’appui de nos partenaires vise justement à remédier à cette anomalie. Nous rappelons encore une fois, la protection de la population contre toute forme d’agression ou de danger est un des premiers devoirs d’un Etat. Vous pouvez faire entière confiance aux plus hautes autorités car, tout sera mis en œuvre pour y parvenir dans les délais les plus raisonnables. Certes nous pouvons être fiers de l’œuvre accomplie mais, beaucoup reste encore à faire. Dans une conjoncture économique plus que morose où d’importantes ressources de l’Etat sont affectées à la protection des populations contre le CORONAVIRUS, nous comptons plus que jamais sur la solidarité et le soutien de nos partenaires et des pays frères et amis pour nous aider à mettre en place un dispositif efficace de Réduction des risques de catastrophes. Il s’agit d’une impérieuse nécessité car, de la survie de certaines populations résidant dans des zones exposées, il en dépend. Enfin, je vous invite donc à suivre attentivement cette formation et à poser toutes les questions qui vous paraîtront pertinentes car, vous serez demain, nos ambassadeurs auprès des communautés pour prêcher la bonne parole auprès et encourager dans vos fonctions respectives les bonnes pratiques. L’atelier d’aujourd’hui a réuni des femmes et des hommes connus pour leur engagement, leur dévouement et pour certains pour leur expertise en matière de RRC. Je n’ai donc aucun doute, cet aletier sera une parfaite réussite. Je souhaite plein succès à ces travaux, Je déclare ouvert l'atelier de sensibilisation sur le PLAN DE CONTINGENCE NATIONAL. Vive les Comores dans l’Unité et la Paix.Vive l’île de MOHELIVive la Coopération Internationale. Je vous remercie

Lire la suite
Allocution de Son Excellence Monsieur AZALI Assoumani Président de l’Union des Comores à l’occasion de la célébration du 46ème anniversaire de l’indépendance, le 06 juillet 2021.

Comoriennes, Comoriens,Mes Chers Compatriotes,Honorable assistance,Permettez moi, à l’entame de mon discours, à l’occasion de la célébration du 46ème anniversaire de l’Indépendance de notre pays, de rendre grâce à Allah Le Tout-Puissant, pour tous les bienfaits qu’Il ne cesse de prodiguer à notre pays, et pour nous avoir permis de nous rassembler aujourd’hui, comme les années passées, dans la paix et la sécurité, sur cette Place symbolique de l’Indépendance, pour la Fête nationale. J’exprime ici la fierté de toutes les Comoriennes et de tous les Comoriens, d’appartenir à une même Nation, qui a décidé, le 6 juillet 1975, de reprendre en main son destin et sa liberté, après 150 ans de colonisation. Je rends un hommage mérité, à tous les acteurs et toutes les actrices qui ont contribué à la libération de notre pays, au premier rang desquels Feu le Président AHMED ABDALLAH ABDEREMANE. J’associe ainsi mes prières aux vôtres, pour sa mémoire et pour celle de tous ceux et toutes celles qui nous ont quittés. Je souhaite longue vie à ceux qui sont parmi nous, en leur renouvelant notre admiration et la gratitude de toute la Nation, pour leur patriotisme, leurs sacrifices et pour avoir redonné sa dignité au peuple comorien. Mes Chers Compatriotes, Honorable Assistance,La Fête du 6 juillet est aussi une occasion annuelle, de réaffirmer notre droit et notre souveraineté sur l’ensemble de notre territoire national, y compris l’Ile comorienne de Mayotte. Nous allons, alors, utiliser tous les moyens légaux et légitimes, à travers le dialogue avec la France, pays ami, afin de parvenir au respect du droit international, conformément à toutes les résolutions pertinentes des Nations Unies et des autres Organisations internationales et régionales, et ce pour l’intérêt de nos deux pays. La solution appropriée à cette revendication légitime nous permettra de mettre fin à la tragédie qui fait du bras de mer entre Mayotte et ses îles sœurs, le plus grand cimetière marin du monde avec ses milliers de morts comoriens. Dans un monde de plus en plus globalisé et dans cette partie hautement stratégique de l’Océan Indien, la France et les Comores ont des défis communs à relever, des intérêts communs à préserver et des risques partagés à juguler. Cela impose des obligations de résultats pour les deux pays, liés par un partenariat incontournable, de par la présence de centaines de milliers de Comoriennes et de Comoriens, de Français et de Franco-comoriens, sur les territoires français et comorien. Je voudrais d’ailleurs saisir cette opportunité pour rappeler que les derniers attentats barbares qui ont frappé le Mozambique, un pays frère, ami et voisin, pour lesquels je voudrais réitérer les condamnations les plus fermes de l’Union des Comores, montrent que le fléau du terrorisme n’a pas de frontières. Nous devons, alors, faire face, ensemble, à ce fléau pour faire du Canal de Mozambique et de la région de l’Océan Indien un havre de paix, une région stable et sans conflits. Mes Chers Compatriotes,Honorable assistance;Cette année, nous avons voulu à l’occasion de cette fête nationale, distinguer, celles et ceux qui aujourd’hui, par leurs talents, leurs prouesses et leurs performances, honorent notre pays. En l’occurrence, je voudrais parler de tous les sportifs comoriens et bien évidement, les Cœlacanthes dont nous sommes fiers, pour avoir hissé notre pays dans la cour des grands du football, bien sûr, sous la houlette de leur Coach Amir ABDOU. Je voudrais parler également de Madame Thamdrat, et à travers elle, de tous les artistes qui valorisent les Arts et la Culture de notre pays et, plus particulièrement, celles et ceux qui font connaître et aimer les Comores aux jeunes de nos îles, à l’intérieur du pays et dans la Diaspora. Ainsi, la Fête nationale du 06 juillet ne signifie pas seulement célébrer la liberté retrouvée, mais aussi évoquer les évènements qui valorisent notre pays et son patrimoine. Il s’agit aussi, de prouver, qu’un peuple libre, sait choisir sa voie, s’affirmer dans le concert des Nations et transmettre le patriotisme aux jeunes générations. C’est aussi pourquoi, dans le cadre de la Fête nationale de cette année, nous avons également mis à l’honneur, notre Université, appelée aujourd’hui, à devenir un vecteur de cohésion sociale et de développement économique, capable de répondre aux besoins de la modernisation des Comores et aux demandes multiples en matière de connaissances nouvelles, de valorisation de notre culture, de promotion des savoirs et du savoir-faire nationaux. J’appelle ainsi à nouveau, l’Université des Comores et la communauté universitaire, à s’approprier le Plan Comores Emergentes et à s’impliquer dans sa mise en œuvre. Mes Chers Compatriotes,Honorable assistance,En ce jour d’affirmation de la souveraineté nationale, nous devons alors, en tant que peuple qui avons décidé de prendre notre destin en mains, réaffirmer notre capacité à construire un pays prospère et nous rappeler, que personne d’autre, aussi bienveillant qu’il soit, n’agira et ne le fera mieux que nous, ou à notre place. Ainsi, c’est à travers l’implication de toutes les forces vives de la Nation et la préservation des acquis de l’Indépendance, que nous pourrons renforcer la démocratie, la paix, la sécurité, la quiétude et la stabilité qui sont les meilleurs gages du développement socio-économique de notre pays et de son émergence. 46 ans après la proclamation unilatérale de l’Indépendance du 06 juillet 1975, nous devons ainsi consolider l’unité nationale, préserver les acquis de la réconciliation nationale, et prendre en compte les recommandations des Assises nationales, pour mieux rentabiliser les potentialités que recèle notre pays, mobiliser et gérer au mieux nos ressources propres, et consolider les partenariats tissés avec les pays et les institutions internationales. Nous devons ainsi combattre la culture du dénigrement systématique de notre pays et la dévalorisation de l’action de nos prédécesseurs. Il y a des acquis indéniables de l’indépendance et des avancées sociaux économiques que nous devons consolider, aussi bien dans le domaine de la Santé, de l'Education et des Infrastructures économiques que dans le domaine politique, en interne et sur le plan régional et international, avec l’instauration de la démocratie et du multipartisme, la participation et la place de notre pays dans les principales organisations régionales et internationales. Mes Chers Compatriotes,Honorable assistance,Célébrer la Fête nationale c’est aussi magnifier la place et le rôle de l'Islam millénaire de notre pays qui a toujours soudé la société comorienne, à travers l’école coranique et la doctrine juridique de l’Imam Shafii, qui a façonné notre jurisprudence, ou le Fiqh, le soufisme et les confréries. Nous devons alors refuser les extrémismes de tous bords, l’importation de pratiques et de conceptions étroites de l’Islam, les dogmes militants et le prosélytisme des sectes et des groupuscules religieux, qui mettent en danger la cohésion nationale. Mes Chers Compatriotes J’ai récemment décidé de promulguer le Code pénal national qui renforce l’arsenal juridique de notre système judiciaire. Ce Code protège mieux notre pays contre tous les nouveaux dangers, à savoir les crimes contre l'humanité, la criminalité transnationale organisée, la traite de personnes et le blanchiment d'argent. Ce code sanctionne durement aussi et surtout les violences et les agressions faites aux femmes et aux enfants. Par ailleurs, la mise en place effective du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour la première fois depuis l’accession de notre pays à l’Indépendance, constitue une avancée considérable dans le perfectionnement de notre système judiciaire. C’est un organe qui a, entre autres missions, de veiller au bon fonctionnement de notre système judiciaire, permettre aux Magistrats d’exercer leurs fonctions dans les meilleures conditions, garantir leur discipline ainsi que leur indépendance, pour une justice équitable et sans complaisance. Mes Chers Compatriotes,Honorable assistance,La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL), que nous avons mise en place en 2019, est un témoignage de notre détermination à suivre la marche du monde, pour protéger, dans un cadre légal, les droits humains et les libertés publiques dans notre pays.Elle vient de me transmettre son rapport sur la situation des Droits de l’Homme dans notre pays. Je tiens à saluer les activités que mène cette institution depuis son installation, sur le terrain, ainsi que l’immense travail de réflexion et d’échanges qu’elle effectue en partenariat avec les institutions du pays, pour promouvoir les Droits de l’Homme dans notre pays et obtenir le meilleur classement auprès des partenaires internationaux. Mes Chers Compatriotes,Honorable assistance,Le dialogue Secteur privé-secteur public a été lancé à Anjouan, le 12 août 2020, en vue de placer le monde des affaires au centre de la stratégie du développement économique de notre pays. De part et d’autre, existe la même détermination à construire un partenariat solide, à la hauteur de l’ambition qui est la nôtre, de mener notre pays vers l’émergence en 2030. Dans un contexte de grave crise sanitaire mondiale liée au COVID-19, qui a mis à rude épreuves toutes les économies, la synergie entre le monde politique, les secteurs public et privé et les acteurs de la société civile, constitue le meilleur atout, pour favoriser la relance économique et pour faire des Comores, un pays prospère où il fait bon vivre et y investir. Les pénuries constatées ces derniers temps doivent nous interpeller et nous obliger à agir ensemble afin de parvenir à l’autosuffisance, dans les domaines où il est possible de le faire. Comoriennes, Comoriens,Mes Chers Compatriotes,Honorable assistance,Notre pays a traversé bien des épreuves difficiles, marquées par le mercenariat, la déstabilisation et le séparatisme. Lors des Assises Nationales de février 2018, recommandées par nos sages et nos aînés, nous avons fait ensemble, le bilan de nos 42 années d’indépendance, de la période postindépendance et notamment, celle du Nouvel Ensemble Comorien, de l’Union des Comores, né des Accords de Fomboni, de 2001, afin de tirer les leçons des échecs successifs. C’est ainsi que ces Assises inclusives, ont formulé des recommandations, pour transformer notre pays , le sortir de l’instabilité et du sous-développement, et créer les conditions endogènes de son développement et de son émergence. Ainsi, nous avons entamé les réformes institutionnelles avec le référendum constitutionnel de décembre 2018. D’autres réformes ont été lancées, pour rendre notre administration plus efficace, améliorer la gouvernance des affaires publiques, lutter contre la corruption, libérer les initiatives de développement surtout au niveau des entreprises privées, diminuer le chômage des jeunes, soutenir la croissance accélérée, renforcer les acquis démocratiques et l’état de droit, assurer la paix et la stabilité, et réaliser l’émergence du pays en 2030. Ces efforts réalisés ont permis à notre pays, non seulement d’être reclassé par la Banque Mondiale, des pays les moins avancés aux pays à revenus intermédiaires mais aussi d’accéder au poste de Vice-président de l’Union Africaine. Certes, le COVID-19 a eu un impact négatif et des conséquences néfastes sur l’économie internationale et nationale et sur la vie quotidienne de toutes les populations. Toutefois, la gestion maitrisée de la pandémie dans notre pays, nous a permis de prendre de nouvelles mesures d’allègement des contraintes liées à cette pandémie, dans le respect des mesures barrières. Bien évidemment, nous devons rester très vigilants et consolider les résultats obtenus jusqu’ici afin de poursuivre, avec optimisme, la relance de notre économie, car le Covid-19 n’est pas encore vaincu. Ainsi, nous gardons le cap et les mêmes objectifs, pour favoriser la croissance et améliorer les conditions et le cadre de vie des populations, en accordant à l’Agriculture, à la Pêche et à l’Environnement, tout l’intérêt nécessaire. Pour tout cela il nous faudra continuer à renforcer et améliorer la gouvernance financière, disposer de ressources humaines compétentes et motivées et faire de la jeunesse, le fer de lance du développement du pays. Mais comme je l’ai toujours dit, les ressources les plus précieuses de notre pays, restent la paix, la sécurité et la stabilité qui sont les conditions sine-qua-non du développement et de la démocratie. Voilà pourquoi, en ce jour de communion, pour toutes les Comoriennes et tous les Comoriens, j’ose espérer que toutes les forces vives de la nation et les acteurs et actrices de la classe politique de notre pays, aussi bien de la mouvance présidentielle que de l’opposition, malgré la diversité des opinions, œuvreront pour qu’un climat d’apaisement s’instaure dans notre pays, pour son développement économique. Je suis convaincu, que c’est dans le dialogue et la concertation que nous réussirons à transcender nos différences et à relever les défis auxquels notre pays fait face. Je rappelle, que l’article 36 de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée par le référendum du 30 juillet 2018, stipule que l’opposition politique est reconnue en Union des Comores et qu’elle exerce librement ses activités, dans les limites fixées par la Loi sur les règles concernant, entre autres, le régime des associations et des partis politiques ainsi que le Statut de l’opposition. J’appelle donc aujourd’hui, à mettre un terme à la violence, physique et verbale et aux échanges virulents, qui ont émaillé les milieux politiques de notre pays, ces derniers temps. Privilégions le débat constructif et la préservation de l’intérêt supérieur de la Nation. En ma qualité de Président de la République, garant des Institutions et premier défenseur de l’intérêt national, j’entends, pour ma part, tout mettre en œuvre, avec bienveillance et fermeté, pour garantir la paix, la sécurité et la cohésion nationale. Mes Chers Compatriotes,Honorable assistance,Mesdames et Messieurs,Plus que jamais, je compte sur vous pour continuer à m’accompagner, afin que nous puissions relever ces défis ensemble. Je vous souhaite à toutes et à tous, mes Chers Compatriotes de l’intérieur et de la Diaspora, une très bonne et heureuse Fête de l’Indépendance. Vive la RépubliqueVive l’Union des ComoresQu’Allah bénisse notre pays Insha-Allah.Je vous remercie.

Lire la suite
Discours du Directeur Général de la DGSC, Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED, à l’occasion de la quatrième réunion du Comité de pilotage du Projet RRC

Monsieur le Ministre de l’Intérieur Madame la Représentante Résident du PNUD en Union des Comores Messieurs les membres du Comité de pilotage Honorables Invités Mesdames et Messieurs  Nous voici aujourd’hui réunis pour la quatrième fois à l’occasion du comité de pilotage du projet « Renforcement de la Résilience des Comores aux Risques des Catastrophes liés aux changements et à la variabilité climatique ». Je saisis cette opportunité pour saluer et remercier tous les participants et principalement le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour l’appui multiforme et constant qu’il a su nous accorder et surtout, son engagement pour assurer un plein succès à ce projet qui nous tient tous à cœur. Mesdames et Messieurs, depuis environ une année, le monde entier traverse au niveau sanitaire, une des périodes les plus sombres de son histoire. La pandémie Covid-19 est venue bouleverser toutes nos habitudes. La vie socio-économique est chamboulée. Certains de nos concitoyens qui étaient déjà vulnérables, glissent lentement mais sûrement vers un dénuement total. Nous avons devant nous non seulement un grave problème de santé publique mais aussi, un drame humain avec son lot de malheurs. Le plan multisectoriel, global et intégré que nous avons établi  et défendu et qui semblait le mieux adapté à la situation actuelle, n’a malheureusement pas été retenu. C’est une décision des  plus hautes autorités de l’Etat. Nous devons la respecter. Toutefois, le débat des idées doit continuer et nous ne devons pas baisser les bras. Nous continuerons à défendre ce plan car, nous sommes tous ici, intimement convaincus que ce genre de crise doit être abordé dans sa globalité et qu’aucun citoyen ne mérite d’être abandonné sur le bord de la route. C’est une question simple d’équité. Loin de céder au découragement, nous devons bien au contraire,  nous servir de cette expérience pour rapidement doter l’Union des Comores, d’un cadre institutionnel pragmatique et adapté à nos besoins réels en cas de catastrophe majeure. C’est seulement au prix de cette persévérance que nous réussirons à inverser le cours des choses. Nous en sommes capables car, nous possédons en notre sein, des femmes et des hommes compétents et déterminés  à relever le défi. Il n’ya de richesses que d’Hommes disait l’autre. Je profite de l’opportunité qui m’est offerte aujourd’hui pour remercier Madame la Représentante du PNUD pour l’aide précieuse accordée à la DGSC dans le cadre du plan de prévention contre la COVID-19. Monsieur le Ministre,  Madame la Représentante du PNUD, Honorable assistance, Excusez cette parenthèse qui, ma foi était nécessaire et revenons à l’objet de cette séance. Commencé en 2018, avouons que ce projet n’a pas été épargné par la nature et le sort. Cyclone KENNETH en Décembre  2019, Coronavirus depuis le mois d’Avril 2020. En votre qualité d’experts, vous savez mieux que moi qu’en matière d’exécution de projet, le temps est un facteur important. Le moins que l’on puisse dire est qu’on en a beaucoup perdu. Mesdames et Messieurs, Malgré ce contexte sanitaire plus que défavorable, notre projet a néanmoins enregistré des avancées considérables durant l’année 2020. Le rapport d’activités qui vous a été remis, retrace les réalisations qui sont, il faut l’avouer, nombreuses. Je vais donc juste vous en citer certaines. En matière de renforcement des capacités : Il y a eu au mois de Décembre 2020 ici à NGAZIDJA, le lancement des travaux de construction du bâtiment principal qui va abriter la Direction Générale et la Direction Régionale. Son Excellence, Monsieur le Président  AZALI Assoumani nous a même fait l’insigne honneur de se joindre à nous. Dans ce même ordre d’idées, nous caressons également l’espoir d’inaugurer au plus tard, dans le courant du mois de juin de cette année, la Direction Régionale d’ANJOUAN à PATSY. Nous espérons également que la procédure d’appel d’offres lancée pour  la construction des Unités Locales de SIMA et BAMBAO MTSANGA à  NDZOUWANI, ainsi que la Direction Régionale de FOMBONI à MWALI,  arrivera à terme et que les entreprises adjudicataires seront bientôt connues. Les communautés de ces régions s’impatientent. Sur le Plan de l’opérationnalisation des Unités Locales de Protection Civile d’Anjouan et Mohéli, 130 volontaires communautaires ont été formés sur les technique de secours à personnes et de lute contre les incendies. Ces volontaires sont mobilisables en cas besoin. Déjà à Mohéli, au plus fort de la pandémie, leur engagement sur le terrain a suscité l’admiration et la reconnaissance de toute la communauté de l’île. Cette même opération va se poursuivre à NGAZIDJA cette année. Mesdames et Messieurs, je pourrai  aussi citer, la création du site Web de la Direction Générale de la Sécurité civile qui va non seulement permettre la diffusion des informations sur le système d’alerte précoce mais aussi,  mettre en valeur les activités de nos structures pour plus de visibilité de nos actions en faveur de la population.   Le système VHF qui sera installé dans les véhicules d’intervention et qui permettra aussi des liaisons inter-îles même en cas de rupture des communications, constituera une véritable révolution dans le pays. Nous comptons très rapidement installer ce dispositif dans les services d’urgence des principaux hôpitaux du pays pour une meilleure et rapide prise en charge des patients surtout, en cas d’accident grave. Sur le plan opérationnel Le développement d’un système de diffusion et de transmission d'alerte précoce pour les aléas tels que les cyclones, les inondations et les éruptions volcaniques, va permettre de faciliter la transmission des informations d’alerte entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des risques de catastrophes pour une meilleure réactivité. En matière de protection de l’environnement et pour réduire les risques liés aux glissements de terrain et aux inondations, un programme de reboisement a été mis en place dans le pays. Plus de 310 hectares ont été reboisés dans les trois îles. La construction de deux distilleries d’ylang-ylang qui fonctionnent au pétrole et à l’énergie solaire à BAMBAO, constitue une vraie innovation. En plus de contribuer à l’autonomisation des femmes, ces infrastructures vont servir de modèles et amener les artisans à abandonner les mauvaises pratiques, principalement, la coupe sauvage et intensive des arbres source de déforestation. Nous le savons tous, nos partenaires de l’OVK et de la Direction Technique de la météorologie ont aussi bénéficié de moyens ultra modernes qui leur permettent désormais, de travailler dans des conditions plus sereines.   Pour cette année 2021, la Direction Générale de Sécurité Civile, toujours en partenariat avec le PNUD, souhaite renforcer en priorité le cadre institutionnel à travers l’élaboration d’un programme législatif et règlementaire pour la Gestion des Risques de Catastrophes aux Comores et mettre en œuvre le plan de renforcement des capacités des institutions élaboré par la mission CADRI  qui a eu lieu en 2019. Pour rappel, l’adoption du statut du personnel de la DGSC reste bien évidemment une  priorité absolue. Nous espérons le faire adopter au cours de la prochaine session parlementaire d’Avril 2021. Nonobstant la situation sanitaire défavorable liée au Coronavirus, nous devons redoubler d’ingéniosité pour atteindre sans défaillance, tous les objectifs que nous nous sommes assignés.  Le programme MASTER II en Gestion de Risques et Catastrophes touche à sa fin. Permettez-moi Madame la Représentante de demander ici, une meilleure collaboration entre l’unité de gestion et l’Université Des Comores. La partie Gouvernement que je représente ici, demande à ce que tout soit mis en œuvre pour que ce cycle de formation puisse être achevé dans les délais prévus. De notre crédibilité envers le bailleur, LE FOND MONDIAL POUR L’ENVIRONNEMENT, il en dépend.  Nos partenaires de la météorologie et de l’OVK doivent être traités avec les mêmes égards. Rien ne doit leur être imposé sans motif légitime. Ce sont des spécialistes dans leur domaine respectif,  et ils sont les seuls à savoir quels sont leurs besoins réels, leurs priorités  et surtout, dans le respect du temps qui leur est imparti.  Je sais que nous allons tous pouvoir  tirer les leçons des erreurs passées et que nous allons aborder cette année nouvelle avec la volonté réelle et commune de faire de ce projet, une totale réussite. Je sais que je peux compter sur vous tous. Monsieur le Ministre, Madame la Représentante du PNUD, Honorable assistance, Permettez-moi avant d’achever mon propos d’avoir une pensée particulière pour le  Représentant Résidant Adjoint du PNUD aux Comores, notre ami et frère TAITUS. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et espérons qu’il sera très bientôt parmi nous. Madame la Représentante, vous serez auprès lui, notre interprète pour lui transmettre toute notre amitié. Enfin, Mesdames et Messieurs, avec à nos côtés des experts de votre stature, je dirai même de votre envergure, nous avons toutes les raisons de croire à l’aboutissement de travaux de grande facture. Je nous souhaite donc, plein succès à cet atelier.  Vive l’Union des Comores. Vive la coopération internationale. Je vous remercie de votre aimable attention. 

Lire la suite
COVID-19 : la Direction Générale de la sécurité Civile lance une opération de désinfection des écoles et mosquées.

Après le lancement, vendredi dernier, d'une campagne nationale de désinfection des mosquées de vendredi par la Direction Générale de la Sécurité Civile, sous la houlette du Ministère de l'Intérieur,  une autre campagne nationale désinfection des mosquées et écoles a eu lieu ce matin à Moroni et à Anjouan. La première phase de cette campagne de désinfection concerne en effet les écoles et "petites" mosquées de Moroni et de Paje, Bandrani et Mdjamawe sur l'île d'Anjouan. "Cette  opération de désinfection des écoles et mosquées entre dans le cadre de la riposte contre la Covid-19 dans notre pays et a pour objectif d'assurer la sécurité et la protection de toute  personne fréquentant ces lieux qui accueillent du public", fait savoir le Directeur Général de la Sécurité Civile. Le Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED a, par ailleurs, tenu à rappeler que "tant que nous respectons les mesures préventives, nous réduirons la transmission du virus". Il a ajouté que "cette opération de désinfection se poursuivra sur toutes les villes et villages de l'ensemble du territoire pour une période indéterminée. La DGSC a mobilisé des équipes spéciales chargées de cette mission de désinfection de mosquées et écoles dans nos îles. D'autres opérations de désinfection des marchés, des gares routières et autres espaces publics sont effectuées quotidiennement par la DGSC à fin de réduire la transmission du virus dans ces lieux de rencontres. La Direction Générale de la Sécurité Civile exhorte tous les Comoriens à respecter toutes les mesures préventives qui nous protègent contre cette pandémie mortelle. Pourquoi désinfecter les mosquées, écoles, marchés? On le sait bien, le Covid-19 a pris l’ampleur qu’elle a aujourd’hui du fait qu’il se propage très facilement et de manière rapide à travers non seulement les éternuements et les toux des personnes infectées, mais aussi par les objets partagés et les surfaces fréquemment touchées. Ces vecteurs de contamination sont particulièrement présents dans les mosquées, les écoles, marchés, gares routières, et autrers lieux recevant du public. Les lieux de vie en milieu scolaire sont majoritairement des lieux collectifs tels les comptoirs, les tables de travail, les toilettes, les salles de classe, la cours de récréation, les rampes d’escalier…

Lire la suite
Allocution de SEM AZALI ASSOUMANI, Président de l'Union des Comores, à l'occasion de la présentation des vœux des Forces de Défense, de Sécurité, pour le nouvel an 2021.

Officiers, Sous-officiers, de l’AND, de la Police Nationale et de la Sécurité Civile, Militaires du rang, Honorable assistance, C’est toujours un moment privilégié, de se retrouver au Camp de Kandani, en raison de la symbolique du lieu, de ce qu’il représente pour la Nation et l’Etat  et de ce qu’il signifie pour moi, personnellement, en ma qualité, non seulement le Chef de l'État et chef Suprême des armées  mais aussi, de militaire de carrière  et d'ancien chef d'État major. C’est toujours une fierté pour moi, de m’adresser directement à mes frères d’armes, Officiers, Sous-officiers et Militaires du rang émanant de tous les corps de l’Armée Nationale de Développement (AND) et de toutes les forces de sécurité de notre pays et de leurs composantes civiles. Alors qu’en ce moment de l’année, il est d’usage que le Chef de l’Etat reçoive les vœux des corps constitués et de la société civile au Palais de Beit-Salam nous avons fait le choix cette année, de tenir la traditionnelle cérémonie des vœux du nouvel an à l’AND, ici à Kadaani, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous avons souhaité,  en plus du cadre solennel des vœux, venir renouveler sur place, la reconnaissance et la gratitude de toute la Nation aux Forces de Défense et de Sécurité, pour la noble et difficile mission qu’elles accomplissent pour elle, parfois au risque de votre vie, en vue d’assurer en toute circonstance, la protection des citoyens et de leurs biens et la sécurité du territoire national. C’est également pour les nouveaux retraités de l’AND que nous sommes là, pour leur témoigner de notre respect, leur rendre hommage et marquer publiquement avec eux et toute la Nation, l’étape symbolique qu’ils ont franchi. Permettez-moi ainsi, de vous souhaiter à vous toutes et tous,  Officiers, Sous-officiers, de l’AND) et de toutes les forces de sécurité de notre pays Militaires du rang et personnels civils, Personnels de la Police Nationale et du COSEP, une très bonne et heureuse 2021 et de vous adresser mes meilleurs vœux de bonne santé, de bonheur familial, de réussite professionnelle et de prospérité. Je joins mes prières aux vôtres,  pour qu’Allah-Le-Tout Puissant,  continue d’accorder à ce pays que nous aimons,  paix, sécurité, progrès et bien-être. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Je m’adresse à vous en un moment où, notre pays et le monde entier,  sont confrontés à la plus grave crise sanitaire de l’Histoire de l’Humanité. La pandémie de la Covid-19  est survenue alors que le monde était déjà confronté, plus que par le passé,  à d’autres grands défis, liés au climat, à l’environnement et à la menace du fléau terroriste,  à la criminalité et à la délinquance, sous toutes ses formes  et à la déstabilisation des Etats et des sociétés. Dans notre pays, nous faisons face aux mêmes défis tout en voyant se développer, comme ailleurs dans le monde, la violence physique, morale ou verbale, notamment contre les personnes vulnérables, en particulier les enfants et les femmes. Ainsi, je suis venu saluer l’action que vous avez entreprise et l’engagement de l’AND,  de la Police Nationale et de leurs composantes civiles, tout au long de l’année 2020, pour vous adapter au contexte sanitaire et sécuritaire  et ajuster votre organisation et vos réactions, afin de mieux répondre aux nouveaux risques et aux nouvelles menaces. En outre, votre action ne se limite pas aujourd’hui à notre pays. Vous participez aussi aux opérations de maintien de la paix menées sur le continent africain et dans la région, par l’East Africain Stand-by Force (EASF). Ainsi, je rends hommage à votre investissement dans ce cadre, qui honore notre pays en sa qualité de membre de l’Union Africaine. Honorable assistance, Le maintien et le renforcement des liens entre l’Armée et la Nation, à travers des actions sociales, la culture de la confiance, entre vous et les citoyens,  ainsi que le maintien de l’ordre, font partie de vos missions essentielles. Toutefois, et comme j’ai eu l’occasion de vous le dire, à maintes reprises, aujourd’hui, le maintien de l’ordre ne se limite plus au terrain traditionnel. Il inclut les nouveaux espaces, où se multiplient chaque jour, la cybercriminalité, les appels à la violence, à la haine et à la rébellion. La sécurisation des événements culturels, sportifs, et festifs, la sécurité routière, la sécurité des personnes et des biens, les incendies ou les catastrophes naturelles, sont autant de missions que vous assumez au quotidien, en plus de votre mission première : assurer la protection aux Comoriens, leur garantir leur droit à la sécurité, leur permettre d’être libres, confiants, de circuler, de se rassembler, bref, de vivre tout simplement.

Lire la suite
Déclaration du Gouverneur de Moheli, MOHAMED SAID FAZUL, annonçant des nouvelles mesures de restriction sur les activités socio-économiques, culturelles et sportives.

Devant la flambée de l’épidémie de Covid-19 à Mohéli, un conseil interministériel s’est réuni ce matin à Beit Salam sous l’autorité du chef de l’Etat pour faire le point d’information et d’analyse de l’évolution de la pandémie à Mwali. Faisant suite au conseil interministériel, le chef de l’état et la ministre de la santé se sont déplacés ce même jour pour prendre part à la réunion du comité insulaire  en présence du Gouverneur de l’île, aux différents membres du gouvernement et l’ensemble des  acteurs impliqués dans la lutte contre la pandémie pour examiner les actions à mettre en œuvre face à la situation qui prévaut dans l’île.    En effet, sur 222 tests réalisés du 8 au 25 décembre 2020,98 personnes sont testés positives. Ce qui représente environ 5 cas par jour. Certes, ces chiffres démontrent une progression rapide et préoccupante de l’épidémie dans l’île ; néanmoins la majorité des patients testés connaissent un état clinique stable. C’est ainsi que les mesures restrictives suivantes ont été prises pour une période de 15 jours : Interdiction de toute festivité de regroupement ( mariages,Tari ,Wadaha, Mdrengué…etc) Fermeture des mosquées et interdiction des festivités religieuses Fermeture des établissements scolaires et universitaires ; Fermeture des plages (interdiction Voule) Interruption des compétitions sportives collectives Ouverture des marchés uniquement pour la vente des denrées alimentaires de 6h00 à 16 h 00 Fermeture des lieux des brochettes Réduction du personnel non essentiel dans les administrations publiques Renforcement des mesures de surveillance au niveau des points d’entrée aériens et maritimes Le port de masques est obligatoire dans tous les lieux publics L’entrée en vigueur du couvre feu est avancée de 20h 00 à 5h 00 du matin  Un arrêté du gouverneur de l’île autonome de Mwali précisera les modalités de mise en œuvre de ces différentes mesures.

Lire la suite
Adresse à la nation de SEM le Président de l'Union des Comores, AZALI ASSOUMANI, annonçant des nouvelles mesures d'allègement des restrictions sur les activités socio-économiques, culturelle.

Comoriennes, Comoriens, Mes chers compatriotes,   Je viens de présider un Conseil des Ministres Extraordinaire consacré à la gestion de la Covid-19, auquel ont été conviés les Président de l’Assemblée Nationale et de la Cour Suprême, les Gouverneurs des Iles Autonomes, des Ulémas et des Notables. Le samedi dernier, s’est également tenu un Conseil interministériel où ont siégé les responsables du Cadre de Gestion et de Coordination de la Crise du Covid-19, dont le sous-comité scientifique. A l’issue de ces Conseils, après un débat serein et inclusif et après avoir consulté et écouté les avis de tous les acteurs engagés dans la lutte contre cette crise, nous avons décidé aujourd’hui, de faire franchir à notre pays, une étape supplémentaire, dans la levée des mesures et restrictions que nous avons prises jusqu’ici, pour protéger le pays et sa population, contre la contamination et la propagation de la Covid-19. Ainsi, sont désormais autorisés la célébration des mariages, les Madjlisses ainsi que tous les autres évènements festifs et les cérémonies religieuses, dans le respect le plus strict, des règles d'hygiène et des mesures barrières, notamment la distanciation physique, le port obligatoire de masques, le lavage des mains à l’entrée des lieux des festivités, la limitation maximum du brassage des participants et la prise de température à l’entrée. Dans les mêmes conditions, sont également autorisés, l’accès aux plages, aux restaurants, aux cafés, aux transports en commun et aux activités sportives. Les établissements scolaires et universitaires seront tous rouverts dans le respect des mesures de prévention individuelles contre la propagation du virus. Le couvre-feu est maintenu mais passe de minuit à 5h00 du matin. Il sera néanmoins exceptionnellement suspendu la veille du nouvel an, sachant que les festivités de la nuit du réveillon doivent se tenir dans des lieux strictement privés. Des mesures spécifiques seront mises en place, dans les ports et les aéroports, surtout pour les voyageurs venant des pays à risques, à qui nous demandons la meilleure compréhension et un accompagnement citoyen. Mes chers compatriotes, Ces étapes ainsi franchies, dans la levée des mesures et des restrictions liées à la pandémie, exigent de nous tous et, en particulier, les acteurs politiques, l’Administration, le Secteur privé, la société civile, les notables et les Ulémas, une intensification des efforts de communication et de sensibilisation sur le respect des mesures. Ainsi, des actions de proximité doivent être menées, pour que la population adopte des comportements responsables, susceptibles de nous protéger contre une autre vague de la pandémie, comme cela est observé malheureusement, dans de nombreux pays. Dans notre pays, nous avons été alertés ces derniers jours, par quelques cas positifs signalés à Mwali mais fort heureusement, ils ont été gérés et maitrisés avec efficacité. J’en remercie la Coordination insulaire de Mohéli. Ainsi, la vigilance doit rester de mise. C’est pourquoi, des textes réglementaires seront incessamment publiés, pour préciser les devoir de chacun, et surtout, définir les responsabilités et les sanctions des contrevenants. Alors, je vous invite toutes et tous, mes chers compatriotes, à continuer à respecter scrupuleusement toutes les mesures de protection préconisées, pour se protéger, protéger les autres et protéger notre pays. Mes chers compatriotes, Grace à Dieu, notre stratégie de lutte contre la Covid-19 a bien fonctionné et produit les bons résultats qui nous permettent aujourd’hui d’assouplir les mesures prises et les restrictions. Toutefois, nous devons redoubler de vigilance et pratiquer scrupuleusement les gestes barrières, pour éviter un retour en arrière et un rétablissement des mesures et restrictions que nous levons aujourd’hui. Je fais ici une mention spéciale aux notables, aux Ulémas, aux associations des femmes et aux jeunes, à l’ensemble du corps médical, au secteur privé, au corps enseignant, aux médias publics et privés, aux transporteurs en commun et à tous acteurs sociaux, qui ont tous contribué à faire respecter les mesures de protection.  personnel soignant et aux forces de Défense et de Sécurité, Si nous sommes parvenus à atteindre cette étape aujourd’hui, c’est parce que nous avons fait preuve de discipline collective et de solidarité pour faire face, ensemble, à l’intérieur du pays et dans la diaspora, à cette menace contre notre pays. Nous sommes alors capables de continuer à faire preuve de bon sens et de responsabilité pour que dans quelques mois, nous puissions envisager d’aller encore plus loin dans la levée des restrictions. Plus encore, cette crise a révélé notre capacité à faire corps, ensemble, pour réaliser les ambitions que nous nourrissons pour l’émergence de ce pays que nous aimons et que nous souhaitons laisser durablement en héritage, aux générations futures. Vive la République. Vive l’Union des Comores.

Lire la suite
Discours du DG de la Sécurité Civile, Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED, à l'occasion de la cérémonie de clôture du stage de formation des Volontaires communautaires de la DGSC, à Anjouan.

Excellence Monsieur le Gouverneur de l'île d'Anjouan, Monsieur le Directeur de Cabinet, Messieurs les Délégués, Madame la Représentante Résidente du PNUD aux Comores, représentée ici par Monsieur le Chargé des programmes Gouvernance, Monsieur le Coordinateur de l'Action Gouvernementale, Messieurs, Mesdames les Directeurs (Trices) Régionaux (Ales), Monsieur le Procureur de la République, Messieurs les Préfets, les Maires et Chefs de villages, Messieurs les Officiers de l'AND et de la Police Nationale, Mesdames et Messieurs, en vos rangs et qualités, Distingués invités..... Assalam anleikum wa rahamatullah wa barakatuhu Avant tout propos, je tiens à remercier chaleureusement, Son Excellence Monsieur le Gouverneur de l'île d'Anjouan et l'ensemble des Délégués qui l'accompagnent, Madame la Représentante Résidente du PNUD, représentée ici par le Chargé des programmes Gouvernance du PNUD, notre partenaire historique,  pour avoir honoré par leur présence de cette cérémonie. Mes remerciements vont, aussi, à l'endroit du Directeur de l'Ecole de pêche de Mirontsy, au Directeur Régional de la Police et au Commandant Régional de l'AND pour l'aide précieuse et les facilités qu'ils nous ont accordées pour la réussite de cette cérémonie. Distingués invités, cette journée du 16 décembre 2020 marque la fin du stage de formation des volontaires communautaires. Cette formation a réuni 125 candidats venus, sans exception, de toutes les régions de cette belle île d'Anjouan. Sur les 125 candidats, 115 ont suivi avec assiduité la formation et ont brillamment satisfait aux différentes épreuves qui leur ont été proposées. Je tiens ici à leur adresser mes vifs remerciements. Loin de vos familles, vous avez su, pendant 15 jours, vous soumettre aux règles de discipline qui vous ont été imposées par vos Chefs. C'est un pas important à la carrière que vous aspirez tous. Je le répète encore une fois ici, le métier de Sapeurs-pompiers n'est pas un métier comme les autres; il exige un don de soi, un engagement et un dévouement de tous les instants. Aux instructeurs, à toute l'équipe d'encadrement, aux Volontaires des Nations Unies, et à tous ceux qui, directement ou indirectement, nous ont apporté leur appui, je leur remercie. Mesdames et Messieurs les stagiaires, vous allez regagner vos familles après 15 jours de dure labeur. Vous êtes en droit de vous poser la question légitime de savoir ce que l'Etat, le Gouvernement va faire de vous. Je suis tout simplement en mesure de vous affirmer que le Gouvernement dirigé par Son Excellence Azali Assoumani conscient de ses responsabilités a toujours su récompenser ses enfants les plus méritants. Comme vous le savez tous, offrir un emploi ou aider chaque jeune de ce pays à sortir du chômage est une des priorités de notre Gouvernement. Je reste intimement convaincu que malgré une conjoncture économique plus que difficile liée à la pandémie de Covid-19, le Gouvernement de SEM le Président Azali Assoumani se fera le devoir d'examiner votre situation avec grand intérêt. Je profite cette occasion pour vous annoncer, ici, que le Statut des fonctionnaires de la DGSC sera présenté pour adoption à la prochaine session d'avril 2021. C'est une promesse tenue par Son Excellence le Président de l'Union nous a faite. Rassurez-vous, elle sera tenue. D'autre part, des négociations sont actuellement en cours pour permettre l'adhésion du Personnel à une Mutuelle de santé qui couvrira tous les risques liés à votre noble mais difficile métier. Excellence Monsieur le Gouverneur, Madame la Représentante Résidente du PNUD, représentée ici par le Chargé des programmes Gouvernance,  Mesdames, Messieurs,  Honorables invités, Encore une fois, je vous remercie de l'honneur que vous nous avez fait d'être venu à cette cérémonie pour honorer vos enfants et les encourager à toujours agir pour le profit de la population comorienne. Vive l'Union des Comores dans la Paix, la Sécurité et la Stabilité, Vive la Coopération internationale, Je vous remercie de votre aimable attention.                                              MARAHABA

Lire la suite
Cérémonie de clôture de formation des Volontaires Communautaires à Anjouan

Une cérémonie de Clôture de formation des volontaires communautaires a été organisée par la Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC) en partenariat avec le PNUD/GEF à travers le projet Renforcement de la Résilience des Comores aux risques de catastrophes liés au Changement et à la variabilité climatique (RRC) à Mirontsy-Anjouan ce jour 16 Décembre 2020. Cette formation de deux semaines avait pour objet de renforcer les capacités de 125 volontaires communautaires de la Sécurité Civile en matière de lutte contre les incendies et la prise en charge d’une victime jusqu’à son arrivée dans un centre de soins. Etaient présents, le Gouverneur de l’île d’Anjouan Monsieur ANISSI CHAMSIDINE, la représentante du PNUD représentée par le Chargé des programmes Gouvernance, de nombreuses autorités locales (Directeurs, Préfets, Maires et chef des villages). Des officiers de l’AND et de la police Nationale ont également pris part à la cérémonie. Le Ministre de l’intérieur était représenté par le Directeur Général de la Sécurité Civile le Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED. Dans son discours, le Gouverneur d’Anjouan a tenu à remercier le Directeur Général de laSécurité Civile et les partenaires du pays en particulier, le Programme des Nations Unies pour le développement pour cette formation. Ces jeunes femmes et hommes venus de toutes les régions de l’île vont, désormais, travailler en synergie avec la DGSC pour une meilleure assistance au profit des populations les plus isolées et vulnérables. Selon Monsieur ABDOU SALAM SAANDI, Chargé des programmes Gouvernance au PNUD, cette formation s’inscrit dans le cadre de la politique de décentralisation engagée par le Gouvernement. Ces volontaires vont contribuer de façon substantielle, à l’opérationnalisation des Unités Locales de Sécurité Civile, qui seront installées très prochainement dans les localités de SIMA et BAMBAO-MTSANGA. Le Directeur Général de la Sécurité Civile le Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED a quant à lui, rappelé que la Direction Régionale d’Anjouan compte uniquement 35 agents pour une population estimée à 380 000 habitants et qu’il était du devoir du département de l’intérieur d’apporter une solution rapide à ce problème. Il a profité de l’occasion pour annoncer que le statut des fonctionnaires de la DGSC sera présenté pour adoption à la prochaine session parlementaire d’avril 2021, et cela conformément à une promesse de Son Excellence Monsieur le Président de l’Union des Comores AZALI ASSOUMANI. D’autre part, il a informé le personnel que des négociations sont actuellement en cours pour permettre l’adhésion des agents de la DGSC à une Mutuelle de santé qui couvrira tous les risques liés à leur noble métier. A la fin de la cérémonie, un exercice de simulation a été effectué par les jeunes stagiaires afin de démontrer les connaissances acquises lors de la formation

Lire la suite
Pose de la première pierre du nouveau bâtiment du siège de la Direction Générale de la Sécurité Civile

La cérémonie de pose de la première pierre du bâtiment principal de la Direction Générale de la Sécurité s'est déroulée ce jeudi, 10 décembre, en présence de SEM le Président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, des membres du Gouvernement, du Représentant Résident Adjoint du PNUD,  du Directeur Général de la Sécurité Civile, et de l'équipe du Projet RRC/Undp-Gef, entre autres. Les Gouverneurs de la Grande Comore et de Moheli y étaient également présents. Le futur bâtiment qui sortira de terre dans dix huit mois est situé à Moroni-Itsambouni,  à l'ancien Aéroport Moroni-Iconi. La construction du nouveau siège de la Direction Générale de la Sécurité Civile (DGSC) est le fruit du très bon partenariat entre l'État comorien et le Programme de Nations Unies pour le Développement aux Comores. Ce projet est cofinancé par le Gouvernement comorien, le Fond Mondial pour l’Environnement(GEF) el le PNUD. La parcelle de 1ha 600 sur laquelle sera implanté ce bâtiment fait partie de la contribution du Gouvernement Comorien. A l’issue d’une procédure d’appel d’offres réalisée dans la plus grande transparente, l'entreprise chinoise CSYIC-Comores a été retenu et confier ce projet dont le cout est estimé à 370 millions de francs comoriens. Dans son mot de remerciements, le Directeur Général de la Sécurité Civile a tenu à rappeler que ce nouveau bâtiment  en construction de quatre niveaux. Il  abritera sur un site unique les sièges de la Direction Générale et de la Direction Régionale de la Sécurité de la Grande Comore. Le Lieutenant-colonel TACHFINE AHMED d'ajouter, aussi, que d’autres travaux de construction du nouveau siège de la Direction Régionale de la Sécurité Civile de Moheli seront lancés très prochainement avant l'inauguration  du nouveau siège de la Direction Régionale de la Sécurité Civile d'Anjouan prévue au mois de Janvier 2021. Ce même Projet finance, également, la construction des futurs sièges des Unités Locales de la Sécurité Civile dans les trois  îles. Ces nouvelles structures contribueront à renforcer la nouvelle politique de décentralisation des activités et services de la DGSC. Une autre manière  de mieux servir les communautés les plus isolées et les plus vulnérables. Lancé en Mai 2018 pour une durée de 5 ans, le Projet de Résilience aux Risques de Catastrophes Climatiques (RRC) a pour principal objectif de renforcer les capacités d’adaptation de la population comorienne pour gérer les risques de catastrophes et réduire la vulnérabilité des communautés aux changements climatiques. Il est mis en œuvre par la Direction Générale de la Sécurité Civile avec l’appui financier et technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fond Mondial pour l’Environnement.

Lire la suite
Allocution du DG de la Sécurité Civile, TACHFINE AHMED, lors de la cérémonie d’ouverture de la formation des sapeurs pompiers volontaires à Anjouan

Excellence, Monsieur le Gouverneur de l’Ile Autonome d’Anjouan, Représenté par son Directeur de Cabinet, Excellence, Monsieur le Ministre de l’Intérieur Messieurs les délégués Monsieur le Représentant Résident du PNUD en Union des Comores Madame la Consule de France en résidence à Anjouan Monsieur le Coordinateur de l’Action Gouvernementale Monsieur le Grand CADI Messieurs les Directeurs Régionaux Monsieur le Procureur de la République Messieurs les Préfets, Maires et Chefs de villages Messieurs les Officiers de l’Armée Nationale de Développement et de la Police Nationale Mesdames et Messieurs en vos rangs et qualités Honorable assistance … Assalam Anlaykoum wa rahamatou lwah wa barakatouh. Nous voici ici réunis dans cette belle et chaleureuse île d’Anjouan pour la cérémonie d’ouverture de la formation des 125 Sapeurs-Pompiers Volontaires. Avant tout propos, je tiens personnellement en ma qualité de Directeur Général de la Sécurité Civile à remercier Son Excellence Monsieur le Gouverneur de l’Ile d’Anjouan, notre Ministre de tutelle, le Représentant Résident du PNUD aux Comores et toutes les autorités ici présentes qui, malgré un emploi du temps chargé ont tenu à être présents parmi nous pour rehausser d’avantage, l’image de notre institution et ainsi, nous encourager à agir pour le bien de la population. En effet, pour votre information, selon les statistiques officielles, la population d’Anjouan est aujourd’hui de 380.000 habitants. Les effectifs de la Sécurité Civile dans l’île  sont seulement de 35 agents. Mesdames et Messieurs, honorables invités, le calcul est simple.  Le ratio est d’un pompier  pour 10. 800 habitants. Cette situation est non seulement anormale mais également inacceptable au regard des impératifs et obligations auxquels nos services doivent quotidiennement faire face. Cette situation ne pourrait perdurer. Il fallait donc rapidement y remédier. Sous le haut patronage du Ministre de l’Intérieur et avec l’appui de nos partenaires notamment le PNUD, la Direction Générale de la Sécurité Civile a amorcé un virage important afin de se retrouver en droite ligne de la politique d’émergence initiée par Son Excellence, le Président de l’Union des Comores, AZALI ASSOUMANI. En tout cas, j’ai plaisir à vous annoncer ici, que dans le domaine de l’émergence, la DGSC est déjà en route. La construction d’infrastructures, de casernes de pompiers est prévue dans l’ensemble de l’archipel afin de rapprocher d’avantage nos services des populations et principalement, celles les plus vulnérables. A NGAZIDJA, 3 casernes sont prévues à MITSAMIHOULI, à FOUMBOUNI et à NDIBOINI. Le bâtiment principal qui va abriter la Direction Générale est depuis le mois dernier en chantier. Son coût est de 370 millions de nos francs.  A MOHELI, la construction prochaine de 2 casernes à FOMBONI et à NIOUMACHIWA est en route. Le budget pour ces réalisations est acquis. Ici à ANJOUAN, le bâtiment qui abritera la Direction Régionale va être inauguré dans deux mois à PATSY. Son cout total est de 253 millions. En outre, deux casernes seront très prochainement construites à SIMA et à BAMBAO MTSANGA.  Encore une fois, il me plait à vous annoncer que les crédits pour toutes ces constructions sont disponibles. Mesdames et Messieurs, Honorables, invités, vous avez compris. Grâce aux incessants efforts de notre Gouvernement et à l’appui multiforme de nos partenaires, la route pour l’émergence à l’horizon 2030 est toute tracée pour la Direction Générale de la Sécurité Civile. Mesdames et Messieurs,  honorables invités, ces infrastructures, aussi modernes soient-elles et les moyens les plus sophistiqués ne suffiront jamais si  nous ne disposons pas d’un personnel qualifié pour exécuter efficacement les missions   qui sont les nôtres. C’est le sens premier de cette formation. Comme l’a répété à plusieurs reprises, Son Excellence, le Président de l’Union des Comores AZALI ASSOUMANI, nous devons mettre l’humain au centre de nos préoccupations et de nos actions.  Comme disait aussi SAINT EXUPERY : « Il n’y a de richesse que d’hommes ». Mesdames et Messieurs les stagiaires, vous aurez demain la lourde tâche d’assurer la sécurité de vos concitoyens. Vous devez être à la hauteur de cette mission certes contraignante mais surtout exaltante. Stagiaires, Instructeurs, Quinze jours durant, vous allez devoir donner le meilleur de vous-même pour faire de cette formation une réussite totale. Vous êtes nombreux à avoir accompli un cycle d’études supérieures. Je sais que vous en êtes capables et que nous pouvons compter sur vous.  Des études supérieures, cela est toujours utile pour appréhender les situations et élaborer des stratégies.  Je vous l’accorde mais ne perdez jamais de vue que c’est une condition nécessaire mais pas toujours suffisante.  Le métier de sapeur-pompier n’est pas un métier comme les autres. Vous devez être quotidiennement au service de vos concitoyens et intervenir dans des situations périlleuses et parfois, au risque de votre propre vie. Ces contraintes et ces risques feront désormais partie de votre vie. Vous les avez acceptés. Vous devez donc assumer toutes les charges inhérentes à votre fonction de soldat du feu. Femmes et Hommes de toutes les régions de cette belle île d’Anjouan, vous êtes ici réunis pour bâtir et consolider la Sécurité de vos concitoyens. Vous pouvez en être fiers. Je vous demande d’être attentifs et réceptifs aux enseignements qui vous seront dispensés et surtout d’obéir aux ordres de vos chefs.  Il ne faut surtout jamais perdre de vue le fait que vous appartenez tous à une seule Nation. En marge des charges qui seront demain les vôtres, je vous invite à tisser entre vous, et dans la discipline, des liens de camaraderie et de fraternité.  Ils vous seront grandement utiles dans votre future carrière. En contre-partie de votre engagement et conscient de ses responsabilités, et je parle ici sous le contrôle de mon Ministre de tutelle, je peux vous assurer que  l’Etat Comorien saura le moment venu,  et malgré une conjoncture difficile, liée à la pandémie du Coronavirus, vous témoigner de sa reconnaissance. Je parle ici en toute connaissance de cause car, je connais l’intérêt tout particulier que notre Gouvernement accorde à la Sécurité des citoyens eu égard aux  multiples aléas auxquels notre pays est soumis : Tremblements de terre, inondations, glissements de terrains, tempêtes tropicales type Kenneth, tsunamis et que sais-je encore… Au risque de me répéter ou de paraître rébarbatif, je le répète encore ici devant vous que le changement et la variabilité climatique sont des éléments que nous devons intégrer plus que jamais dans toutes nos politiques de développement. Ça n’est pas un luxe, c’est une nécessité vitale. Certains diront même, une question de vie ou de mort. Nous sommes un petit Etat insulaire vulnérable. Si nous ne prenons pas garde, une partie de notre territoire sera peut-être un jour prochain, condamnée à disparaitre de la surface de la terre. Fort heureusement, cette nécessité d’agir, notre Gouvernement l’a très longtemps comprise et je peux vous assurer, qu’il n’épargnera aucun effort pour nous accompagner afin d’offrir à ce pays, les outils nécessaires pour prévenir et éventuellement apporter la réponse la mieux appropriée en cas de crise majeure. Mesdames, Messieurs, honorables invités, Il serait ingrat de ma part d’achever mon propos sans remercier chaleureusement tous les partenaires et bailleurs qui nous apportent leur aide, leur appui et leur soutien. Permettez-moi d’attribuer ici, une mention spéciale au système des Nations Unies et en particulier à notre partenaire historique le PNUD lequel, a su par ses actions en faveur de nos services, propulser en quelques années, avec naturellement la collaboration de nos autorités, ce qui était un  simple service de secours (COSEP),  au rang de Direction Générale de Sécurité Civile au profit de la population Comorienne. Monsieur le Représentant du PNUD ici présent se fera je l’espère, notre interprète auprès des Hautes Autorités du programme et de l’ensemble de son personnel pour de leur exprimer toute notre gratitude et notre amitié. Vive les Comores, dans la Paix, la Sécurité et la Stabilité, seuls gages de développement, Vive la coopération internationale, Je vous remercie de votre aimable attention,                                        Marahaba.                                                                                

Lire la suite
Discours de Mr Titus Osundina Représentant Résident Adjoint du PNUD, à l'occasion de l'ouverture de la formation des volontaires communautaires à Anjouan

Monsieur Le Ministre de l’Intérieur, de l’Information et de la Décentralisation, Chargé des Relations avec les Institutions, Monsieur le Représentant du Gouverneur de l’ile autonome d’Anjouan, Monsieur le Directeur Général de la Sécurité Civile, Mesdames et Messieurs, C’est avec un immense plaisir que je prends la parole devant vous à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la formation de lutte contre les incendies et la prise en charge des personnes.  Principale structure insulaire en charge de la protection des bien des personnes et de l’environnement, la Direction Régionale de la Sécurité Civile, se doit de disposer des capacités humaines et opérationnelles pour mener à bien cette mission. La réponse limitée apportée en cas de catastrophes : accidents, incendies, inondations, naufrage ect…., nous permet de constater les capacités institutionnelles et individuelles limitées de la Direction Régionale de la Sécurité Civile, pour la gestion des catastrophes. Comme vous le savez chaque mois, l’ile enregistre des accidents qui entraine parfois la perte de vies humaines ; le plus souvent à cause d’insuffisance de personnel qualifié ou de moyens d’intervention. De même, comme vous le savez, l’ile d’Anjouan est affectée chaque année par des innondations, des glissements de terrain et d’autres catastrophes qui affectent les biens et les personnes. Ainsi la formation organisée aujourd’hui par le gouvernement avec l’appui techniques et financier du PNUD au bénéfice de 125 Agents communautaires va permettre à la Direction Régionale de la Sécurité Civile (DRSC) de renforcer leurs capacités d’intervention et permettre une prise en charge adéquate dans les délais. Mr le Ministre, Honorable assistance, En effet les volontaires qui seront formés pendant cette semaine vont permettre à la DRSC d’etre aux cotés des communautés et de répondre à leurs besoins pendant les périodes de catastrophes dans meilleurs délais. Avec la politique de décentralisation engagée par le Gouvernement, ces volontaires communautaires formés aujourd’hui, vont pouvoir intégrer les unités locales de protection civile qui seront installées dans les localités de Sima et Bambao Mtsanga. Je suis convaincu que ce séminaire atteindra les résultats que nous sommes en droit d’attendre. Je n’ai aucun doute que les participants sauront tirer profit de ce séminaire pour améliorer leur connaissance en vue de jouer le rôle qui est le leur dans la prise en charge des personnes et la lutte contre les incendies. Je ne saurais finir mon propos sans vous souhaiter plein de succès à vos travaux et vous renouveler tout l’engagement du PNUD pour la gestion des risques des catastrophes. Je vous remercie de votre aimable attention.

Lire la suite
125 Agents formés sur les premiers secours et la lutte contre les incendies à Anjouan

Formation des volontaires communautaires : 125 Agents formés sur les premiers secours et la lutte contre les incendies à Anjouan La Direction Générale de la Sécurité Civile a procédé, cette semaine, à Anjouan, au lancement d’une formation des volontaires communautaires sur les premiers secours et la lutte contre les incendies. Financée par le Projet RRC/Undp-Gef, cette formation a vu la participation de près de 125 volontaires venus de différentes régions de l’île, d’après le Directeur Général de la Sécurité civile. Le Chef d’Escadron TACHFINE AHMED d’ajouter que l’objectif de la formation est de « rendre opérationnels les Unités Locales de Sécurité Civile (ULSC) en matière de lutte contre les incendies et de disposer des ressources humaines nécessaires capables de prêter main forte à la DGSC, en cas de crise majeure ». Cette cérémonie de lancement a vu la participation du Ministre de l'Intérieur, du Directeur Général de Sécurité Civile, des représentants du PNUD  aux Comores et du Projet RRC/Undp-Gef. Le Gouverneur d’Anjouan a été représenté  par son Directeur de Cabinet. Le Maire de la capitale, Mutsamudu, et des nombreuses  autorités  locales ont également pris part à la cérémonie. Pour rappel, cette formation, d'une durée de deux semaines, s’inscrit dans le cadre de la politique de formation et de décentralisation des services de la DGSC, initiées par le Direction Générale de la Sécurité Civile et appuyées par l’Etat et nos différents partenaires, en vue de permettre à la DGSC d’assurer au mieux ses missions de protections des personnes, des biens et de l’environnement.

Lire la suite